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Burkina: le porc du « 21 du Nando » et les cailles à l’honneur au « GooDrink »

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Les gérants du maquis restaurant le « GooDrink », installé au marché de Zôgôna, à Ouagadougou, ont organisé, le samedi 8 août 2026, « le 21 de Nando », un évènement socioculturel visant à valoriser et faire la promotion des mets et grillades locaux et des sonorités de la région de l’ex-Centre-ouest. L’événement avait pour parrain, un fils du Nando, l’ancien député Ludovic Bakyono.

Le marché de Zôgôna, un quartier populaire situé au Centre-est de Ouagadougou, a vibré, le samedi 8 août 2026, au rythme de la musique et de l’art culinaire de la région du Nando, ex-Centre-ouest. C’était à l’occasion d’une soirée festive et de retrouvailles, dénommée « le 21 du Nando », organisée au maquis restaurant le « GooDrink ». Cette initiative est portée par les gérants de Goodrink, des promotionnaires des 1990 de l’université de Ouagadougou.

Plusieurs personnes dont des ressortissants de la région du Nando se sont retrouvées à cette occasion autour des plats garnis de mets locaux succulent et de la musique de la région. C’est avec la bénédiction de dame nature qui a déversé une bonne pluie sur le Burkina, qu’entre amis et en famille,  de tous âges et catégories socio-professionnelles confondus, qu’ils ont passé des moments exquis de retrouvailles et de convivialité.

Des porcs au four bien assaisonnés prêt à être servi aux clients

Ils avaient l’embarras du choix entre les mets locaux du terroir des localités de Koudougou et de Réo. Le zamnin, le gnongon, le gonré, les poids de terre, le benga, le baabenda et le to sous toutes ses formes (sorgho blanc et rouge, petit mille, maïs, etc), accompagné des différentes sauces dont le baobab, l’oseille, gombo, etc.

En plus de tous ces menus, les clients avaient également dans les plats, le porc-au-four, la viande du mouton, du poisson braisé, de l’attiéké, du poulet ou de la pintades fumé, des cailles fumés, entre autres.

Le parrain de l’activité, l’ancien député, Ludovic Bakyono

Le parrain de l’activité, Ludovic Bakyono, ancien député, a souligné que c’est l’amitié vraie entretenue entre les gérants qui l’a motivée a accepté la demande. « Ce sont des promotionnaires de l’université depuis les années 1990 qui à quatre, se sont associés et depuis six à sept ans, ont une aventure. Et nous savons que les questions d’argent sont très souvent source de division. Mais si malgré ces sept ans, ils n’ont jamais été séparés, je pense que c’est ça l’amitié vraie et c’est à encourager », a déclaré M. Bakyono.

« Et pour moi également, le fait qu’avec cette activité, ils ont créé des emplois et il y a pas mal de commerce qui se fait autour, c’est une satisfaction qui a fait que je n’ai pas hésité à être parrain de cette cérémonie », a-t-il ajouté, tirant son chapeau aux organisateurs pour le succès de l’organisation de la festivité. « Vous vous avez vu que les gens se sont bousculés ici pour acheter le porc au four et les mets locaux. Donc, naturellement c’est une satisfaction totale ».

Des cailles fumés en train d’être emballé pour un client

Pour lui, avec la situation que le pays traverse, pouvoir organiser une activité comme celle-ci traduit la résilience. « Nous devons travailler à donner de la visibilité pour que malgré tout, le Burkina tienne debout », a-t-il soutenu, saluant le public qui est massivement sorti. « Vous avez vu pas mal d’autorités qui sont passées. Je ne citerai pas de nom de peur d’en oublier. Mais, je dirais, en tout cas, merci à tous ceux qui ont bien voulu au nom de l’amitié se déplacés. Pour certains, c’est des amis depuis le campus, cela veut dire que la relation est toujours une flamme qui est allumée et ça, c’est à féliciter », s’est réjoui le parrain.

« On ne peut pas parler du Nando sans porc-au-four. Mais en plus, nous avons aussi de belles cailles bien rôties qui n’ont même pas suffies. Les cailles ont été commandées même depuis Réo. Plus de la moitié a été vendue avant même que ça n’arrive à Ouaga. Qu’est-ce qu’on peut dire de plus ? Si ce n’est qu’il est important que nous puissions consommer national, consommer local, consommer sain et consommer bio », a conclu le parrain.

Mamadou Victor Ouango, co-gérant du maquis restaurant le Goodrink

Pour Mamadou Victor Ouango, co-gérant du maquis restaurant le Goodrink, après la région du Nando, cette festivité va se poursuivre dans d’autres régions. « Cela permet en même temps de faire connaître à travers les mets et les sonorités, les régions de notre pays. C’est ça vraiment l’idée, c’est-à-dire aller nous replonger dans nos sources pour redécouvrir nos mets et nos mélodies », a fait savoir M. Ouango.

« Vu la mobilisation, au plan organisationnel, nous sommes satisfaits. Vous avez vu que malgré la pluie, les gens sont restés et d’autres personnes sont venus les trouver alors qu’il continuait de pleuvoir. Aussi, on a eu l’honneur d’accueillir des autorités, cela veut dire qu’elles nous accompagnent dans cette initiative visant à valoriser des pants de notre patrimoine culturel », a-t-il affirmé, ajoutant que le menu, « c’est tout ce que vous pouvez trouver de local au niveau de la région du Nando ».

Par Bernard BOUGOUM