Alors que les Ougandais étaient appelés aux urnes, ce jeudi 15 janvier 2026, dans le cadre des élections présidentielle et législatives, l’opposition dénonce des manœuvres du président sortant, Yoweri Museveni, 81 ans, visant à le maintenir au pouvoir. Sauf tsunami, celui qui dirige le pays depuis 1986, sortira, encore, vainqueur de ce scrutin qu’il a fermé à double tour.
C’est un véritable boulevard que le candidat à sa propre succession, un 7e mandat, s’est construit, pour se garantir une victoire sans bavure, comme à l’accoutumée. Un pouvoir dont il ne se lasse pas, malgré une forte contestation de la part de son opposition et d’une frange importante de son peuple qu’il dirige d’une main de fer depuis quatre décennies. Bien avant les élections, le gouvernement en place a ordonné, le mardi 13 janvier, la coupure de l’internet sur le territoire, ravivant ainsi des tensions déjà palpables. Pourtant, le pouvoir en place avait promis de ne pas toucher à cet outil qui contribue, dans une large mesure à la transparence des votes, car mettant en alerte contre les tentatives de fraudes et autres actes de corruption dont, les bourrages d’urnes, les achats de voix des potentiels électeurs, la manipulation des chiffres, etc.
Alors que Yoweri Museveni attend d’être proclamé gagnant de «ses» élections trompe-l’oeil, son éternel opposant, Robert Kyagulanyi Ssentamu, le bien-nommé Bobi Wine, le vin qui s’est bonifié avec le temps, multiplie les appels à l’endroit de l’opinion nationale et de la communauté internationale sur les dysfonctionnements criards, dont la somme devrait mettre à mal la crédibilité des scrutins, présidentiel et législatifs. Mais la voix du jeune challenger, 43 ans, est bien étouffée par tous les moyens. Et, tout comme en 2021, face à l’ancien combattant de la guérilla, l’ancien chanteur peut peu face à la grosse machine électorale du régime Museveni. Le «président du ghetto» en référence à sa popularité dans les bidonvilles de Kampala, bien que candidat de taille porté par un peuple ougandais, qui ne fait aucun mystère de sa profonde son aspiration au changement, ne se fait, probablement pas d’illusion sur l’issue de ces votes.
Aucun détail n’a donc été négligé par le pouvoir en place pour maintenir sa longévité. Toutes les justifications apportées par le gouvernement n’étant qu’alibis gouvernement. Il en est ainsi de la coupure d’Internet que les autorités ont jugé nécessaire pour, ont-elles dit, empêcher la propagation de «fausses informations» et «l’incitation à la violence». Mesure que les Nations unies n’ont ps manqué de qualifier de «profondément inquiétante». C’est dans la même logique de dénonciation qu’Amnesty international, s’est offusquée de l’arrestation, durant la campagne de Bobi Wine, d’au moins «400 de ses partisans». Et craignant, pour sa vie, l’opposant a, comme s’il était en guerre, pris l’habitude de porter un gilet pare-balles!
Jusqu’où ira donc Yoweri Museveni, qui, visiblement, a pris l’option de demeurer au pouvoir ad vitam aeternam?
Par Wakat Séra





























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