Le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, sera entendu, ce jeudi 25 septembre 2025, par la police criminelle ivoirienne, après avoir porté plainte contre X pour «falsification présumée» de ses documents de candidature à la présidentielle.
A l’issue d’une plainte déposée contre X pour «falsification présumée» après l’invalidation de sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre prochain, le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, sera entendu, ce jeudi 25 septembre 2025, par la police criminelle à Abidjan, selon des sources locales. « Après la saisine du procureur de la République le mardi 23 septembre 2025, suite à l’invalidation de ma candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2025, notre plainte a été confiée à la police criminelle pour enquête. Je serai donc auditionné pour ma déposition ce jeudi 25 septembre 2025, à 11 heures, au Plateau», a écrit l’ancien Premier ministre sur ses réseaux sociaux.
Le mardi 23 septembre dernier, M. Affi avait indiqué avoir formellement déposé une plainte contre X auprès du parquet d’Abidjan. Il conteste la décision du Conseil constitutionnel ayant invalidé sa candidature, au motif de parrainages jugés «non conformes». Selon lui, les documents ayant servi de base à cette invalidation auraient été «falsifiés».
«Nous considérons que le document qui a servi de base à l’invalidation de notre candidature n’est pas celui que nous avions déposé devant la CEI», a-t-il affirmé.
Selon les sources locales, M. N’Guessan a assuré avoir présenté «44 000 parrains» dans 20 régions, et non «46 000» dans 33 régions comme mentionné dans le dossier transmis au Conseil constitutionnel. Le texte évoquait également «21 000 faux parrains», ce que le leader du FPI rejette fermement.
L’ancien Premier ministre soutient qu’il y a eu une «modification frauduleuse» de ses documents au niveau de la Commission électorale indépendante (CEI) et demande à la justice ivoirienne de reconnaître ce qu’il considère comme une falsification.
Il estime être fondé à participer à l’élection présidentielle et entend saisir à nouveau le Conseil constitutionnel si nécessaire.
Au-delà de sa situation personnelle, le président du FPI dénonce plus largement un processus électoral qu’il juge « biaisé », citant un audit interne de la liste électorale qui, selon lui, révèle «des millions d’électeurs inscrits de façon irrégulière». Il pointe du doigt également la «composition déséquilibrée» de la CEI et met en garde contre les risques de crise en cas de maintien du calendrier électoral.
«Ce processus électoral, s’il est mené à terme, risque de plonger notre pays dans un conflit grave», a-t-il averti, appelant à «arrêter ce processus, le réinitialiser et régler toutes les questions liées à l’équité et à la transparence».
L’audition de Pascal Affi N’Guessan par la police criminelle intervient dans un climat politique un peu tendu, à un mois du scrutin présidentiel prévu le 25 octobre 2025, dont plusieurs candidatures de figures de l’opposition ont été invalidées par le Conseil constitutionnel.
Par Valentin SOMANDE (Stagiaire)




























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