Accueil Economie SAMAO 2027: la synthèse des travaux

SAMAO 2027: la synthèse des travaux

0
Ouverture officielle à Ouagadougou de la 7e édition de la SAMAO

Du 25 au 27 septembre 2025 se sont déroulés à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, les travaux de la septième édition de la Semaine des Activités Minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) sous le thème : « Les défis de la réhabilitation et de la fermeture des mines en Afrique : quelle nouvelle vie pour les communautés locales ?».

Cette septième édition s’est tenue sous le très haut patronage de Son Excellence Rimtalba Jean-Emmanuel OUEDRAOGO, Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

Cette manifestation a été marquée par plusieurs temps forts, notamment la cérémonie d’ouverture, des panels dont un de haut niveau, des sessions ordinaires et techniques, une table ronde, l’animation des stands, des rencontres B2B, l’organisation d’un Géoquiz, la cérémonie de récompense ainsi que des excursions.

En prélude à la SAMAO, un forum sur la thématique « Développer une industrie du ciment respectueuse de l’environnement à partir des ressources locales du Burkina Faso : entre défis techniques et opportunités économiques » a été organisée les 23 et 24 Septembre par la Direction Générale des Carrières. 

  • DE LA CEREMONIE D’OUVERTURE

La cérémonie d’ouverture, présidée par le Général de Brigade Célestin SIMPORE, Ministre d’Etat, Ministre de la défense et des anciens combattants, représentant Son Excellence Rimtalba Jean-Emmanuel OUEDRAOGO, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a été ponctuée par trois (03) allocutions.

La première allocution a été prononcée par le Premier vice-président de la délégation spéciale de la Commune de Ouagadougou, Monsieur Dieudonné OUEDRAOGO représentant Monsieur le Président de la délégation spéciale. Dans son mot de bienvenue, il a exprimé sa joie d’accueillir la septième édition de la SAMAO et a remercié le Gouvernement, particulièrement le Ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, pour le choix porté sur Ouagadougou. Au nom de la délégation spéciale et des populations, il a souhaité la bienvenue aux participants et aux personnalités du secteur minier, tout en soulignant l’engagement de la ville pour cet important événement. Il a rappelé le rôle de la SAMAO dans la promotion du développement minier durable et de la réhabilitation des mines, en insistant sur l’importance des solutions pour le bien-être des communautés locales. Enfin, il a souhaité plein succès aux travaux et un agréable séjour aux participants dans la capitale.

A la suite de Monsieur Dieudonné OUEDRAOGO, Monsieur Doulaye SANOU, Secrétaire général du Ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières, Président du Comité d’Organisation de la cette septième édition, a fait un bref rappel historique de la SAMAO. Il a indiqué que ce rendez-vous annuel se veut être un cadre de réseautage et de réflexion, qui réunit des représentants de structures étatiques, d’organisations internationales et interafricaines, de sociétés minières et de carrières, de sous-traitants, d’organisations socio-professionnelles, d’organisations non gouvernementales et de professionnels des mines et des carrières. Il a aussi souligné que la SAMAO se positionne comme un évènement d’envergure internationale de promotion du secteur minier ouest africain avant de décliner les attentes du thème de la présente édition. Il a également noté que le thème de cette édition traduit la volonté du Gouvernement d’une part de trouver des solutions pérennes à cette problématique de la réhabilitation et de fermeture des sites miniers et d’autre part, d’assurer une transition sociale et sociétale plus responsable des communautés après les exploitations minières.

 Monsieur Doulaye SANOU a enfin adressé ses salutations et remerciements aux imminentes personnalités qui ont effectués le déplacement de Ouagadougou et l’ensemble des acteurs qui ont œuvré sans relâche pour la tenue de la présente édition.

Le discours d’ouverture de la 7ᵉ édition de la Semaine des Activités Minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO 2025) a été prononcé par le Ministre d’Etat, Ministre de la défense et des anciens combattants, le Général de Brigade Célestin SIMPORE, représentant Son Excellence Rimtalba Jean-Emmanuel OUEDRAOGO, Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

Le Ministre d’Etat a d’abord rendu un hommage solennel aux Forces de Défense et de Sécurité, aux Volontaires pour la Défense de la Patrie et à tous ceux qui œuvrent au quotidien pour restaurer la paix et la sécurité dans le pays, avant d’inviter l’assistance à observer une minute de silence en mémoire des personnes tombées dans ce combat.

Il a ensuite salué la résilience du peuple burkinabè face au contexte sécuritaire et la tenue de cette édition comme un signal rassurant les partenaires et investisseurs, tout en remerciant les organisateurs et les délégations étrangères présentes.

Aussi a-t-il rappelé les performances du Burkina Faso dans le secteur minier, son rôle dans le développement économique et local ainsi que les enjeux liés à la réhabilitation et à la fermeture des mines, en lien avec le thème de la présente édition.

Il a également encouragé les participants à profiter des panels et sessions techniques pour proposer des solutions concrètes et renforcer la synergie entre acteurs du secteur minier. Enfin, il a souhaité pleins succès aux travaux et a déclaré officiellement ouverte la 7ᵉ édition de la SAMAO 2025.

  • DES COMMUNICATIONS

Les travaux des sessions se sont déroulés en plénière sous la modération générale de Docteur Inna SEGUEDA / GUENDA, Spécialiste en communication stratégique et en développement organisationnel. Au total, il y a eu quatre (04) panels, quatre (04) sessions ordinaires, une (01) session « Initiative AES », une (01) session Green Innov et quatre (04) sessions Sponsors, deux (02) sessions techniques développées pendant les deux jours de la conférence.

Les activités de la Pré-SAMAO qui ont porté sur trois (03) sessions ordinaires et un (01) panel se sont déroulées dans la salle B02.

Le panel de haut niveau sur le thème « Les défis de la réhabilitation et de la fermeture des mines en Afrique : quelle nouvelle vie pour les communautés locales ? » a été modéré par Monsieur Emile B. KABORE, Consultant. Il a réuni les Ministres chargés des Mines du Burkina Faso, Monsieur Yacouba Zabré GOUBA, du Mali, Monsieur Amadou KEITA et le Ministre chargé de l’Environnement du Burkina Faso, Monsieur Roger BARO.

Les discussions ont porté sur les principaux défis liés à la réhabilitation des sites miniers.

Pour le Ministre Yacouba Zabre GOUBA, les défis majeurs tiennent à des éléments d’ordre techniques et opérationnel notamment, le renforcement des capacités en matière de réhabilitation, l’encadrement et la formalisation du secteur artisanal, l’estimation des coûts de réhabilitation et de fermeture des mines pour lequel il propose la mise en place d’un référentiel des coûts.

Quant au ministre Amadou KEITA, il a développé la question relative à la garantie du succès de la réhabilitation et de la fermeture des mines. Il soutient que cela passe par la mise en place d’un cadre juridique approprié, une meilleure synergie entre les départements ministériels en charge de la réhabilitation et de la fermeture des mines, une bonne surveillance en amont des activités d’exploitation minière et la mise place d’un mécanisme de sécurisation des financements destinés à la réhabilitation et fermeture des mines.

Le Ministre Roger BARO, répondant à la question sur la synergie entre son ministère et celui en charge des Mines, a indiqué qu’il existe une parfaite collaboration entre ces deux départements. Il a souligné que la planification des financements et la mise à disposition des Plans de Réhabilitation et de Fermeture des Mines (PRF) constituent un défi en matière de réhabilitions et de fermeture des mines. En perspective, il a recommandé que des réflexions soient menées pour une transition post-minière.

La première session, modérée par Monsieur Golota Isaac LAMAHSION, Expert en développement environnemental et social, a porté sur « Projet minier et compensations foncières : enjeux, défis et perspectives »   dans le secteur minier, en mettant l’accent sur la conciliation entre droit coutumier et réglementation nationale, la participation des communautés et la transparence des processus.

La première communication qui a porté sur « ANEVE, les bases juridiques de la compensation foncière dans le secteur minier : entre droit coutumier et règlementation, quelles réformes ? » a été animée par Monsieur BEOGO Bayidwendé Sammuel, du Burkina Faso, Juriste environnementaliste, Conseiller en Etudes et Analyses à l’ANEVE. Il a rappelé dans son intervention l’obligation légale de la compensation foncière dans le cadre des projets miniers tout en soulignant le rôle des différentes parties prenantes, notamment les ministères en charge des mines et de l’environnement, les services déconcentrés, les collectivités locales, les chefs coutumiers et de terres, les sociétés minières, les communautés et la société civile. Il a expliqué que la compensation pouvait être réalisée en nature, en espèces ou au profit de la communauté, mais a critiqué la tendance dominante à privilégier les compensations financières, souvent sources de précarité pour les ménages une fois l’argent épuisé. Il a également relevé l’injustice entre les personnes disposant de documents fonciers et celles qui ne peuvent se prévaloir que des droits coutumiers d’où la nécessité d’un dialogue inclusif, transparent et équitable entre les parties prenantes.

La deuxième communication, assurée par Bassory TRAORE, du Burkina Faso, Directeur de la Performance Sociale à Endevour Mining (Mana) a porté sur « société minière, modalités de détermination et de paiement de la compensation foncière : critères, acteurs, délais et difficultés rencontrées. » Il a fait savoir qu’au-delà du respect de la réglementation burkinabè, sa société se conforme à des standards internationaux tels que ceux de la Société Financière Internationale (SFI). Il a évoqué la mise en place d’un cadre de négociations pour les indemnisations qui regroupe les acteurs locaux. Cependant, il a relevé l’absence de textes clairs sur les indemnisations.

La session a mis en lumière la nécessité de renforcer le cadre juridique, de diversifier les formes de compensation, d’accompagner les communautés dans les négociations et de favoriser un dialogue entre tous les acteurs afin d’assurer des compensations équitables et durables.

La deuxième session « Initiative AES », modérée par Monsieur Doulaye SANOU, Secrétaire Général du Ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières du Burkina Faso a porté sur « l’Expérience des pays de l’AES dans la réhabilitation des mines » a mis l’accent sur les stratégies, succès et défis rencontrés dans la transition post-exploitation.

Fatim OUSSENI, Directrice Générale de l’Environnement du Niger, a partagé l’expérience réussie de son pays dans le cadre d’une fermeture de la mine d’uranium de la Compagnie Minière d’Akouta (COMINAK). La fosse souterraine a été entièrement remblayée et l’usine de traitement du minerai totalement démantelée.

Monsieur Aristide BELEMSOBGO, Directeur Général des Mines et de la Géologie (DGMG) du Burkina Faso, a partagé l’expérience de son pays qui consiste à des essais de réhabilitation progressive durant la vie de la mine, notamment celle de Essakane , Roxgold, Wahgnon. Il a précisé que le Burkina Faso n’a pas d’expérience en matière de réhabilitation et de fermeture des mines.  

Monsieur Issa COULIBALY, Directeur National de la Géologie et des Mines du Mali, est revenu sur l’expérience écourtée de la réhabilitation des mines de Morila et de Yatéla. En effet, le processus de réhabilitation de ces mines était en cours quand l’Etat malien a décidé de réoctroyer lesdites mines.

Le panel 2, modéré par Madame Joyce KORTLANDT, Experte en sauvegarde environnementale et sociale a porté sur « Réhabilitation et fermeture des mines : rôle des acteurs. »

La première communication animée par Mme Regina COMPAORE/SIMPORE de l’Agence Nationale des Evaluations Environnementale (ANEVE), a traité du thème :« ANEVE, Cadre juridique et institutionnel » ; Son exposé s’est axé sur les procédures administratives qui consistent à fournir un Plan de réhabilitation et de fermeture des sites et leurs évaluations environnementales. Elle a également présenté le schéma de mise en œuvre du PRF en précisant le rôle de chaque acteur, les outils de garanties, et les bonnes pratiques. Pour un bon suivi du PRF, des audits doivent être fait régulièrement pendant et après la fermeture des sites suivi d’un dialogue multi-acteurs en vue de renforcer l’acceptabilité social.

Madame Josiane NIESSOUGOU, Sociologue, a abordé « l’implication des parties prenantes dans le processus de réhabilitation et de fermeture des sites miniers »

Elle a d’abord présenté les acteurs qui se déclinent en niveau central et local. Elle s’est interrogée sur comment faire participer l’ensemble de ces acteurs dans la définition des options. Pour un PRF réussi, elle recommande la formation d’experts en réhabilitation et fermeture des mines et l’implication des communautés dans le processus tout en réglant les questions sociales des travailleurs qui se retrouvent dans la précarité après la fermeture des mines.

Monsieur Philibert SAWADOGO, Expert minier et responsable Hygiène Santé Environnent de la mine de Yaramoko, a communiqué sur « la collaboration entre société minière et parties prenantes ». Il a présenté le PRF de la mine soumis à l’administration des mines. En termes d’acteurs ayant intervenu dans son élaboration, il a évoqué le recrutement d’un bureau d’étude et d’un consultant local. Il a cité d’autres acteurs tels que le PNUD, le Forum RSE, la Chambre des Mines ainsi que les services techniques de l’Etat qui pourront contribuer à la réussite de sa mise en œuvre.

Mme GUEMBRE/OUEDRAOGO Maimounata de l’Association des Femmes du secteur Minier au Burkina Faso (AFEMIB), a animé une communication sur le « Rôle de la Femme dans la réhabilitation et la fermeture des sites ».  Elle a relevé dans sa présentation qu’il existe deux catégories de femmes dans le secteur minier à savoir les professionnelles du secteur et celles membres de la communauté qui ont une implication dans la réalisation des PRF à travers leurs différentes expertises. Elle a terminé sa communication en rappelant la nécessité d’impliquer toutes les parties prenantes notamment les femmes dans les activités de réhabilitation et de fermeture des mines.  

La session 2, modérée par Monsieur. Oumar TOGUYENI, Consultant a porté sur « les méthodes et techniques de réhabilitation et de fermeture des mines »

La première communication animée par Monsieur Wendkouni Judicaël OUEDRAOGO (SOMISA) qui a présenté « les méthodes et techniques de réhabilitation et de fermeture des sites miniers : démarches et outils. »

Il a présenté l’expérience de SOMISA qui opté pour une réhabilitation progressive. Cette démarche a consisté à la végétalisation de 28 hectares de la halde à stériles M1 adapté au milieu.

La deuxième présentation a été présenté par Dr Jules DARANKOUM, Spécialiste en géotechnique a porté sur « les défis de mise en œuvre des méthodes et techniques sur le terrain dans le contexte Ouest Africain ». Il ressort de sa communication qu’une des options de restauration est la transformation des fosses de mine en lac. Il a soutenu que la fosse EMZ de ESSAKANE pourrait s’inscrire dans cette logique.

La troisième communication présentée par Dr Seydou KEITA, Ingénieur Géologue et Environnementaliste du Mali a porté sur « les Cas de bonnes pratiques dans l’exploitation minière artisanale au Mali ». Il a fait ressortir dans sa communication des propositions de bonnes pratiques pour la sécurisation de l’exploitation minière artisanale et contre l’exposition au mercure.

La quatrième communication a porté sur « les méthodes et techniques modernes de réhabilitation et de fermeture des sites miniers implémentées en Afrique » et a été animée par Monsieur Wend-Kuni Josée BAMA du Centre National de Semences Forestières (CNSF). Tout en présentant les objectifs de sa structure il indiqué qu’elle participe à la récupération des terres dégradées à travers la mise en place d’espèces végétales et la conservation de la diversité biologique.

La cinquième communication a eu pour thème : « réhabilitation et de fermeture des sites miniers en Afrique » et a été animé par Dr Hadou HARO, Maître de recherches en biochimie et microbiologie à l’INERA. Dans sa communication il a indiqué que sa structure a développé et expérimenté des méthodes et techniques modernes de phytoremédiation et reboisement avec des espèces de plantes locales, appuyé par des microorganismes. Ces techniques permettent de stabiliser les métaux lourds de relancer de la succession végétale tout en créant des opportunités pour les communautés.

Le panel 3, modéré par Monsieur Moise OUEDRAOGO, Coordonnateur du Projet d’Appui au Renforcement de la Gestion du Foncier et des Mines (PARGFM) volet mine a porté sur « le devenir des terres réhabilitées après l’exploitation minière ».

La première communication a eu pour thème « généralités sur les terres dans le secteur minier » et a été animé par le Dr Abdoulaye KOURAOGO, Directeur de la Règlementation et de la Production à la DGMG. Il axé son développement autour de l’acquisition des terres avant exploitation des mines sur la base des textes de lois et des accords, le régime de l’expropriation pour cause d’utilité publique, les implications de la reconversion des terres.

La deuxième communication présentée par Monsieur Pakoun Lacina GNANOU, Conseiller technique du PNUD a porté sur « les aspects liés au foncier rural et à l’utilisation des terres réhabilitées ». Il a noté six (06) types de réhabilitations et trois étapes y relatives. Pour créer les conditions d’exploitation pour un devenir des zones minières, il a recommandé l’intégration des terres rurales dans les plans d’aménagement locaux.

La troisième communication a été assurée par Dr Seydou KEITA, Ingénieur Géologue et Environnementaliste du Mali et a porté sur un partage d’expériences sur l’utilisation et la valorisation des terres réhabilitées après exploitation minière. Il ressort de son intervention qu’il n’y a pas d’expérience réussie au Mali en matière de réhabilitation. Toutefois, il a relevé les tentatives de réhabilitation de la mine de Moriba.

La session 3, modérée par Dr Hendi Hermann YONLI, Directeur en charge de la réhabilitation de la mine d’Essakane a porté sur la « maîtrise des coûts de réhabilitation et de fermeture »

La première communication présentée par Madame Sanata BONDO / SEMDE Directrice en charge du suivi de la réhabilitation à la DGMG a porté sur « les mécanismes de financement durable de la réhabilitation et la fermeture des mines » . La communicatrice a présenté les différents mécanismes par types d’exploitations notamment industrielle et artisanal avec un accent particulier sur cette dernière. Elle s’est appesanti sur les fonds fudiciaires, taxes et redevances, caution financière, microfinance et financement participatifs, financement par les bailleurs internationaux. Elle a ensuite exposé les avantages et les inconvénients de chaque mécanisme.

La deuxième communication a été animée par Monsieur R. Nicky ARAUJO, Ingénieur environnemental et biologiste du Panama et a porté sur « les éléments conceptuels de la réhabilitation et de la fermeture : facteurs d’influence des coûts et les standards internationaux. »  Il a souligné qu’avant la phase de fermeture, il est important de veiller au respect de certains aspects clés tels que la stabilité physique et chimique de la structure ou des retenues et la fiabilité de l’étanchéité des éléments de barrières en utilisant des systèmes électriques de détection des fuites.

Il a mentionné alors que pour une bonne fermeture, il faut utiliser la technologie adaptée, les matériaux adéquats et un personnel qualifié.

La troisième communication, assurée par Monsieur Golota Isaac LAMAH, Expert en développement environnemental et social a porté sur « estimation des coûts de réhabilitation et de fermeture. » Il a souligné qu’une estimation juste est indispensable pour éviter que les passifs environnementaux et sociaux ne retombent sur les États et les communautés est nécessaire.

Il a ensuite rappelé que la fermeture est un processus évolutif. Pour cette raison, les estimations doivent être révisées régulièrement et basées sur des méthodes fiables, adaptées au contexte local.

Enfin, il a insisté sur l’importance d’une maîtrise proactive à travers une planification progressive, des audits indépendants, l’implication des acteurs locaux et une garantie financière.

La session Green Innov, modérée par Monsieur Jean Baptiste KABORE, Conseiller Technique au MEMC a porté sur « les innovations et technologies vertes appliquées au secteur minier »

La première communication a été assurée par le Pr Moussa BOUGOUMA du Centre d’expertise pour la Récupération et la Valorisation des Métaux au Burkina Faso / Université Norbert Zongo (CERVAM/UNZ), et porté sur « optimisation d’un procédé de récupération de l’or par chimie verte à partir de minerais et de résidus miniers. »  Il a axé sa communication sur les techniques de traitement alternatives, moins nocives et également plus rentables selon lui. Pour se faire, il a suggéré l’utilisation de produits chimiques non polluants pour récupérer l’or du minerai. Enfin, il recommande d’impliquer la recherche scientifique dans la mise en place des solutions innovantes en matière d’extraction, réhabilitation et fermeture.

La deuxième communication animée par Monsieur Nicky ARAUJO, a porté sur les « techniques d’agriculture sur les TSF (Tailings Storage Facilities) et les Heap Leach clôturés ». Dans sa communication, il a présenté une innovation dénommée agrivoltaïques qui consiste à l’utilisation simultanée des terres pour la production d’énergie solaire photovoltaïque et pour des activités agricoles. Cela permet de générer des fonds et de réduire le poids financier de la fermeture pour la société minière et aussi de développer d’autres moyens de subsistance au profit des communautés.

La troisième communication a porté sur le thème « l’utilisation des géosynthétiques pour l’étanchéification des installations minières » et a été animée par Dr A. Fabien YONLI, de l’Université Yembila Abdoulaye TOGUYENI.

Dans son exposé, Il a présenté un projet collaboratif entre plusieurs universités du Burkina Faso pour la production géosynthétique c’est à dire la fabrication locale de matériaux d’étanchéification pour les mines artisanales et industrielles. En perspective, il propose de poursuivre la recherche sur l’argile et d’industrialiser la production de géotextile pour réduire le coût et augmenter sa qualité.

La quatrième communication assurée par John Guo, de la Chine et a porté sur la récupération de l’or avec une méthode plus verte. Après avoir fait le tour des conséquences des produits chimiques actuellement utilisés dans l’activité minière, il a présenté une innovation dénommée Eco-Goldex pour l’extraction des métaux précieux.

La session 4, modérée par Pr Tikou BELEM, Enseignant chercheur à l’UQAT au Canada a porté sur « la surveillance environnementale après la réhabilitation et la fermeture des mines »

La première communication livrée par Monsieur Boris Kevin KY, ingénieur géotechnique – gestion des résidus miniers, a porté sur le thème « Surveillance en Afrique des ouvrages miniers : quels outils pour garantir leur performance et leur sécurité pendant les phases d’opération et de post-fermeture ? ». Le communicateur a rappelé le contexte et les enjeux de la surveillance post-fermeture, présenté les indicateurs de performance et de sécurité des ouvrages miniers, la définition de seuils d’alerte adaptés aux réalités locales. Il a aussi présenté les outils de surveillance disponibles, allant des capteurs aux technologies de télédétection, et a mis en avant le rôle des communautés dans le suivi post-fermeture.

La deuxième communication sur le thème « Rôle des parties prenantes : Etats, entreprises minières, communautés locales et artisans miniers dans la surveillance environnementale post-réhabilitation et fermeture » a été animée par Madame NIESSOUGOU Josiane, Sociologue représentante de la société de SOCREGE. Elle a mis en évidence le rôle de l’Etat qui va de l’élaboration du cadre juridique et normatif à la prévention des risques à long terme en passant par le suivi technique et scientifique, le contrôle et l’audit ainsi que la coordination des actions de surveillance. Les sociétés minières quant à elles, sont en charge du suivi de la qualité des sols, de l’eau, de la gestion des infrastructures résiduelles, de la réhabilitation écologique etc. Les communautés locales ont un rôle de surveillance et d’alerte et les artisans miniers un rôle de sensibilisation et de reconversion des sites.

La troisième communication qui a abordé « les défis de mise en œuvre des actions de suivi et surveillance sur le terrain » a été présenté par Hamidou Rachid TONTOROGOBO, Ingénieur en géotechnique à BECOHA. Le communicateur a rappelé que les principaux défis de la mise en œuvre du suivi et de la surveillance géotechnique sur le terrain incluent entre autres, la complexité intrinsèque des sols, la variabilité des conditions du site, la nécessité d’une expertise spécialisée, l’utilisation de technologies innovantes et adaptées, et le respect des normes et de la réglementation.

Le panel 4, modéré par Monsieur Tidjani ZOUGOURI, Consultant, Ingénieur d’Etat en Chimie Industrielle, a porté sur « la transition sociale et sociétale après la fermeture des mines » en mettant l’accent sur la reconversion des travailleurs, la valorisation des communautés locales et les opportunités de développement post-exploitation.

 Monsieur Alain Ive MBOGNÉ, Expert en Management Stratégique pour la Transition Énergétique et Écologique à (ESSAKANE) a présenté sur « surintendant, santé sécurité environnement et réhabilitation ESSAKANE SA, transition sociale et sociétale :  planification et étapes de mise en œuvre ». Il a mis l’accent sur les enjeux environnementaux de la réhabilitation et la fermeture des mines, ensuite il a évoqué la transition sociale et sociétale.

La deuxième communication qui porte sur « Ancien travailleur de la mine de Perkoa, vie des communautés et des travailleurs après l’exploitation minière » qui a partagé l’expérience des communautés et des travailleurs après l’exploitation minière, en mettant en lumière les défis et les besoins de soutien pour une réinsertion réussie.

La troisième communication animée par Fatim OUSSENI, Directrice Générale de l’Environnement du Niger et a porté sur « Partage d’expériences : cas de la mine d’Akouta. »  la transition sociétale a été préparé a l’avance ce qui permis la reconversion des travailleurs et la prise en charge sanitaire.

La quatrième communication présentée par M. Jonas HIEN, Directeur des Programmes de l’ONG ORCADE, a porté sur « Comment réussir la transition sociale et sociétale d’une mine »

Il a indiqué que la transition sociale, c’est comment les travailleurs vont gérer les pertes d’emplois, comment maintenir les impacts économiques que la présence de la mine a généré, quels sont les programmes sociaux de soutien aux familles touchées qu’il faut mettre en place.

Entre les différentes sessions et panels du forum SAMAO 2025, des créneaux ont été spécialement réservés aux sessions sponsors, permettant aux sociétés minières et partenaires de présenter leurs initiatives, innovations et bonnes pratiques dans le secteur minier.

Les interventions principales ont été assurées par WEST AFRICAN RESOURCES, LOUDA, la SOPAMIB, LILIUM MINING.

Il importe de rappeler que le forum sur la thématique « Développer une industrie du ciment respectueuse de l’environnement à partir des ressources locales du Burkina Faso : entre défis techniques et opportunités économiques » a été meublé par un panel et trois sessions. A travers ce panel et ces sessions, les thématiques suivantes ont été abordé :

  • enjeux environnementaux et climatiques liés à l’industrie du ciment ;
  • vers une production de ciment écologique : types et innovations technologiques cas du Cameroun ;
  • valorisation des matériaux locaux pour une production de ciment durable ;
  • défis technologiques liés à la fabrication de ciment écologique ;
  • les Briques en Terre Comprimée (BTC) dans la construction, opportunités économiques et création d’emplois locaux ;
  • implication de la recherche et du monde académique dans le développement socio-économique liées à l’industrie du ciment

En outre, en marge des conférences, les débats de la SAMAO, il a été organisé deux (02) sessions techniques, un (01) panel technique, une (01) table ronde et l’organisation d’un Géoquiz.

Les sessions techniques ont traité d’aspects spécifiques notamment « Recherche scientifique, réhabilitation et fermeture des sites miniers » « Stérilisation et réhabilitation des fosses à ciel ouvert » et un panel technique qui a traité du « Changement climatique et durabilité géotechnique des ouvrages de retenue des résidus miniers ».

L’organisation du Géoquiz a porté sur la loi portant code minier et ses textes d’application, la loi portant contenu local dans le secteur minier et ses textes d’application et les généralités sur la géologie et les mines.

Toutes les communications ont été suivies de débats enrichissants qui ont permis de mieux appréhender le thème de l’Edition 2025.

Les débats contradictoires, les échanges d’expériences et les diverses propositions, ont permis de formuler les recommandations suivantes :

A l’endroit des gouvernants

  1. mettre en place un référentiel des coûts en matière de réhabilitation et de fermeture des mines ;
  2. renforcer la synergie d’action entre les acteurs en charge de la réhabilitation et la fermeture des mines ; 
  3. mener des réflexions pour la mise en place de programmes de reconversion et de diversification économique pour soutenir le développement local à l’après mine ;
  4. renforcer le cadre juridique (diversification des formes de compensation foncière, accompagnement des communautés dans les négociations, favoriser le dialogue entre les acteurs) ;
  5. mettre en place une structure dédiée spécifiquement à la gestion des questions de réhabilitation et fermeture des mines ;
  6. créer des cadres de concertations entre pays de l’AES en vue d’une amélioration et l’harmonisation des politiques minières au sein la confédération ;
  7. former des experts en réhabilitation et fermeture des mines.
  8. impliquer davantage la recherche scientifique dans la mise en place des solutions innovantes en matière d’extraction, réhabilitation et fermeture.

 

A l’endroit du secteur privé

  1. rendre disponible les informations sur les modalités d’estimations des coûts de réhabilitation et de fermeture des différentes sociétés minières.

Fait à Ouagadougou le 26 septembre 2025

Les participants