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Sanguié/Kyon: Le pont traditionnel sera remplacé par un ouvrage moderne, selon Eric Bougouma

Un riverain qui traverse difficilement le Pont avec une moto

Le ministre burkinabè en charge des Infrastructures, Eric Bougouma, assisté par son équipe technique, a visité le jeudi 14 juin 2018, le pont traditionnel de la commune rurale de Kyon, une localité située dans la province du Sanguié dans le Centre-ouest du pays. Au terme de sa visite, le ministre Bougouma a affirmé que l’ancien canal construit en 1969, qui menace de céder, sera remplacé par un nouvel ouvrage de franchissement moderne.

Le premier responsables des Infrastructures qui dit avoir été dépêché par le chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré pour s’enquérir de l’état du pont de Poua, s’est d’abord dit « très fier (des) parents et grands-parents qui ont construit ce pont (car) ils ont du génie, du savoir et de la compétence technique ». Il leur a, à cet effet, rendu hommage pour leur ingéniosité et a relevé qu’« ils n’ont pas fait des écoles d’ingénieur mais ils montrent qu’ils sont mieux que certains ingénieurs ».

Le ministre Eric Bougouma passant sur le pont de Poua construit en 1969

Séance tenante, devant la population de cette localité, Eric Bougouma a « pris l’engagement » qui, selon lui, est aussi celui du président du Faso, Roch kaboré, « de réaliser un nouveau pont sans détruire l’ancien ouvrage qui « gardera son caractère touristique et témoignera de l’ardeur au travail, de la rigueur et des nombreux sacrifices consentis par nos anciens ».

« Ça sera avec le sens du devoir que cet ouvrage sera dégagé », a-t-il dit, rassurant que « ce n’est pas avec légèreté (qu’ils prennent) l’engagement », devant les populations de la zone.

Le ministre Eric Bougouma

Selon des résidents, c’est la première fois qu’une personnalité de ce rang est venue au niveau de ce pont pour constater leur calvaire.

A en croire le ministre Bougouma, une équipe technique sera mis en place pour faire les études le plus rapidement possibles du dossier pour que les travaux démarrent dans un proche avenir. Face à certains des riverains du pont de Poua qui ont voulu avoir une date buttoir du début des travaux de leur passerelle, le ministre leur a demandé de penser au « pont de la Sirba dont d’aucuns disaient irréalisable qui pourtant aujourd’hui fait la fierté de la Gnagna ».

Le député Bienvenu Bakyono

« Le ministre en venant prendre un engagement ici au pied du fleuve, prouve qu’il s’engage à réaliser le pont » tant attendu par les populations du village de Poua relevant de Kyon dont ses deux rives sont chaque fois coupées et inaccessibles en cas de grosse pluie, s’est dit confiant, le député Bienvenue Ambroise Bakyono, qui trouve cela même comme « un symbole de l’assurance ». Néanmoins il a assuré ne pas baisser la garde jusqu’à ce que le nouvel ouvrage « voit le jour et dans un bref délai ». Il a aussi noté que la visite du ministère des Infrastructures à Poua est « l’aboutissement d’une action collective ».

André Batiana, maire de la commune rurale de Kyon

Pour le maire de la commune rurale de Kyon, André Batiana, « c’est peu de dire que c’est un ouf de soulagement » de voir la délégation ministérielle venir constater la situation du pont de Poua. Il a trouvé même que l’arrivée du ministre Eric Bougouma sur ce lieu « est déjà quelque chose de grand » qui rassure ses habitants.

Pour lui, la réalisation d’un nouveau pont bien solide et adaptée au transport de façon générale sera vraiment une « très bonne chose » car « il est difficile pour les gens de pouvoir écouler les produits céréaliers sur les marchés et de souvent passer avec des malades » vers la ville de Réo pour les soigner ».

Une vue de profil du pont de Poua

Selon les riverains, le pont de Poua a été construit, notamment avec du bois ayant pour nom scientifique, Kayasénégalis ».

Par Bernard BOUGOUM

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