La France a restitué, ce jeudi 17 juillet 2025 au Sénégal, ses dernières installations militaires dans le pays, le camp Geille et l’escale aéronautique militaire de l’aéroport, tous deux situés à Dakar. Ce départ répond à une promesse de campagne du président Bassirou Diomaye Faye, alors que les forces militaires français étaient présentes au Sénégal depuis 1960.
Après près de 65 ans de présence militaire, la France a restitué ses dernières installations militaires au Sénégal. Une cérémonie a eu lieu, ce jeudi 17 juillet 2025 à Dakar, en présence du général Mbaye Cissé, chef d’état-major des armées du Sénégal, et du général Pascal Ianni, à la tête du commandement de l’armée française pour l’Afrique.
Cette cérémonie marque non seulement la fin de la présence permanente de l’armée française au Sénégal, mais aussi dans toute l’Afrique centrale et de l’Ouest. Au Sénégal, la présence militaire française date des années 1960.
Les 350 militaires français, jusqu’alors présents sur place, étaient essentiellement chargés de conduire des activités de partenariat militaire opérationnel avec les forces armées sénégalaises.
« Présence militaire ou absence militaire ne doit pas être égal à rupture », a affirmé le président sénégalais Diomaye Faye, préférant parler d’un « partenariat rénové » au moment de l’annonce du retrait des troupes françaises.
Mais cette annonce n’est pas soudaine. En effet, dès 2022, un dialogue entre la France et le Sénégal a été entamé, dans le but de faire évoluer la présence militaire française dans le pays. Le nombre de soldats a d’ailleurs commencé à diminuer dès 2023, et le retrait total des bases françaises répond à une promesse de campagne du Pastef, le parti au pouvoir depuis 2024.
Le retrait des militaires français au Sénégal s’inscrit dans un contexte de défiance envers la présence militaire française sur le continent africain. Depuis 2022, l’armée française a mis fin à sa présence permanente au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Tchad et au Gabon.
En Côte d’Ivoire, où la présence militaire française remonte aussi à la période coloniale, la France a rétrocédé, au mois de février dernier, la base militaire de Port-Bouët, près d’Abidjan, et le retrait des troupes françaises devrait continuer progressivement courant 2025.
À ce jour, la seule base française importante à demeurer sur le continent africain est celle de Djibouti. Paris souhaite en faire un « point de projection » pour les « missions » en Afrique.
Par Valentin SOMANDE (Stagiaire)




























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