Accueil Politique Situation nationale: «Nos braves militaires et paramilitaires manquent de matériels» (opposition)

Situation nationale: «Nos braves militaires et paramilitaires manquent de matériels» (opposition)

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Le président du PRIT-Lannaya, Mamadou Kabré ( à gauche) et celui du Rassemblement des Écologistes du Burkina Faso, ont animé le conférence de presse

L’opposition politique a tenu, ce mardi 11 septembre 2018, son traditionnel point de presse à son siège à Ouagadougou. Les échanges avec les hommes et femmes de médias se sont focalisés sur l’insécurité au Burkina Faso, la marche-meeting de l’opposition prévue pour le 29 septembre prochain, l’organisation du Hadj 2018 au Burkina et l’action du Ministère de l’enseignement national et de l’alphabétisation (MENA) face aux écoles illégales.

Pour analyser l’actualité de la semaine écoulée au Burkina Faso, ce sont les présidents du PRIT-Lannaya, El Hadj Mamadou Kabré et du Rassemblement des écologistes du Burkina Faso (RED-BF), Adama Seré qui étaient à l’honneur.

Au cours de ce point de presse, les opposants ont fait cas de l’insécurité à laquelle le pays fait face. À cet effet, l’opposition a déploré les multiples attaques terroristes et la « passivité du gouvernement ». Elle a souligné son incompréhension de la formule, devenue consacrée, du Chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, lors de la récente rencontre du Conseil supérieur de la défense: «Des mesures seront prises». L’opposition a alors laissé entendre que par ses actions, le Président du Faso a renforcé le désespoir des Burkinabè quant à la situation d’insécurité dans l’Est. «Nos autorités préfèrent injecter des milliards de francs CFA dans des dépenses de luxe comme l’achat des V8 et de Talisman (marques de voitures, NDLR) pendant que nos braves militaires et paramilitaires sont en manque de matériels», ont affirmé les orateurs du jour.

Dans la foulée, les opposants ont invité les autorités à revoir leur manière de communiquer autour des attaques terroristes. «L’argument avancé, consistant à dire que ces attaques visent à renverser le pouvoir du MPP (Mouvement du peuple pour le progrès, parti au pouvoir, NDLR), c’est non seulement une manière de banaliser le fléau, mais aussi une façon de décourager nos Forces de défenses et de sécurité», ont-ils relevé. Ils ont également préconisé que le Président du Faso, en tant que garant de l’unité nationale, mette de l’ordre dans son propre camp.

L’une des questions d’actualité qui a largement retenu l’attention du duo représentant les partis politiques regroupés autour du chef de file de l’opposition, a été la marche-meeting qu’organise l’opposition, en principe le 29 de ce mois de septembre. Les partis de l’opposition ont noté que rien que l’annonce de la marche à suscité le réveil chez le Président Roch Kaboré.

Les animateurs de la conférence de presse ont traduit leur incompréhension face aux agitations du pouvoir et « ses » OSC (Organisations de la société civile) qui, pour contrecarrer les actions de l’opposition organisent des tournées de mobilisation. L’opposition réaffirme qu’elle est républicaine, en réponse au président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé qui a appelé au dialogue. Elle dit n’avoir jamais refusé un quelconque appel dans ce sens, mais note que le Chef de l’Etat n’a jamais fait appel aux opposants afin qu’ils échangent sur les attaques terroristes. L’opposition attend donc que l’initiative du dialogue vienne du président du Faso.

Au titre des questions d’actualité, les porte-paroles de l’opposition n’ont manqué de faire une halte sur l’organisation du Hadj 2018. Pour eux, les organisateurs doivent être regardants sur l’absence des agences dans l’encadrement des pèlerins, le coût exorbitant du Hadj et les conditions de séjour, afin de faciliter l’accomplissement de ce pilier de l’islam.

L’action du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation (MENA) qui a débusqué des centaines d’établissements illégaux, était également à l’ordre du jour. L’opposition salue l’initiative mais déplore ce réveil qu’elle taxe de tardif. Elle propose que le ministère facilite la régulation de ces écoles afin de soustraire de l’embarras les élèves et les parents d’élèves lors du choix des établissements.

Par Alimatou SENI (Stagiaire)

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