Accueil A la une Sommet Afrique-France: une rencontre avec la jeunesse africaine pour dynamiser la coopération

Sommet Afrique-France: une rencontre avec la jeunesse africaine pour dynamiser la coopération

Le sommet Afrique-France, nouvelle version, qui se tiendra, le 8 octobre 2021, à Montpellier, est une rencontre voulue par le président français, Emmanuel Macron. Il échangera avec la jeunesse africaine en vue de dynamiser la coopération entre son pays et le continent africain et donner une nouvelle image de la France.

Ce sommet nouveau format qui ne regroupera pas des chefs d’Etat mais de nouveaux acteurs comme des entrepreneurs, des organisations de la société civile, des acteurs du changement est la concrétisation du discours de M. Macron à Ouagadougou en 2017, selon une source à l’Elysée.

C’est au total près de 4 500 jeunes de 12 pays africains, mais également de la France qui sont attendus à Montpellier, du 5 au 9 octobre 2021, à l’occasion de ce sommet. Cette rencontre mobilisera notamment près de 3 000 entrepreneurs, scientifiques, étudiants, artistes, intellectuels, sportifs, des représentants associatifs, des femmes et des hommes engagés.

La présente rencontre Afrique-France sera une occasion de «donner la parole à ceux qui ne l’ont pas souvent, de les écouter et de créer un pont entre la jeunesse africaine et celle française», a confié la source. Un premier bilan des actions menées durant les quatre ans après le discours de Ouagadougou sera fait au cours de ce Nouveau Sommet Afrique-France (NSAF).

Selon la source, ne pas réunir des chefs d’Etat africains à ce sommet, comme il était de coutume, «ne veut pas dire que la France arrête de travailler avec (eux)». «On va continuer à faire des sommets avec les présidents mais sous une autre formule pour mieux adapter aux besoins de l’Afrique», a-t-elle signifié.

A la question de savoir si ce sommet qui réunira des jeunes des pays africains et de la diaspora africaine, notamment, n’est pas un coup de communication pour un positionnement de la France, notre source a répondu par la négative.  «Notre projet n’est pas de se mettre dans une compétition de positionnement. Notre projet est d’avoir des dialogues le plus francs possible. Nous ne voulons pas reproduire les erreurs passées», a-t-elle soutenu.

Ce sommet, affirme la source, où le président Emmanuel Macron s’entretiendra avec les différentes délégations, «va être un accélérateur de changement pour qu’on ait un nouveau visage de la France en Afrique». Selon elle, le sentiment «anti-français» constaté le plus souvent, est l’œuvre des «interventions extérieures, manipulateurs» et certains dirigeants qui attribuent la responsabilité de leurs propres échecs au niveau de la gouvernance. Mais la France voit à travers les frustrations, «une envie de travailler différemment» et le NSAF sera une occasion de faire des propositions pour une «refonde du partenariat», a-t-elle fait savoir.

Elle est revenue également sur la relation entre son pays et le Mali. Elle a fait savoir qu’«il n’y a pas de crise entre le Mali et la France». «Il y a une tension entre les autorités de la transition malienne et celles française», mais pas «une crise» entre les deux pays, a-t-elle poursuivi.

Selon une autre source, il s’agit d’«une tension diplomatique» qui «n’affecte pas l’accompagnement» de la France «dans la lutte contre le terrorisme». «Barkhane et les FAMa (Forces armées maliennes) poursuivent leurs opérations sur le terrain», a-t-elle déclaré.

Par Daouda ZONGO

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