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Soudan: la communauté internationale condamne, le FSR passe!

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La guerre au Soudan s'intensifie

Alors que la communauté internationale condamne les exactions inhumaines commises par les milices des Force de soutien rapide (FSR) sur les populations d’El-Fasher, plusieurs villes de la province du Darfour, viennent de tomber entre les mains des paramilitaires du général Mohamed Hamdan Dagalo dit «Hedmeti». Et les mêmes atrocités que les paramilitaires infligent à des populations dont des millions de personnes sont contraintes à la fuite, vont certainement monter crescendo, jetant de l’huile sur le brasier soudanais. Comme de l’eau qui tombe et ruisselle sur le dos d’un canard, les cris d’orfraie de la communauté internationale s’élèvent à travers le monde, mais semblent ne pas parvenir aux oreilles des FSR. Même les prières des chrétiens et de leur pasteur, le pape Léon XIV, demeurent encore inaudibles à El-Fasher et dans la région du Kordofan du Nord. Dieu n’est peut-être pas sourd, mais il est également dit, «aide-toi et le ciel t’aidera».

Qui va donc aider les civils soudanais qui tombent comme des mouches, sous la pluie drues des balles assassines des FSR? Dans cette guerre des généraux, longtemps oubliée de tous, qui va protéger les femmes contre les viols devenus sport national dans un Soudan pris, depuis avril 2023, entre le marteau des FSR et l’enclume des Forces armées régulières du général Abdel Fattah al-Burhan? Quel sort pour les enfants soudanais livrés à une crise humanitaire sans précédent, et sans pitié? Même les appels au boycott des Emirats Arabes Unis accusés de soutenir les FSR, n’ont, en tout cas pas pour l’instant, aucun impact contre le chaos soudanais. Des questions et bien d’autres interrogations qui restent, et resteront sans réponses, tant que des mesures audacieuses ne seront pas prises contre les puissants soutiens des deux forces en conflit. Autrement dit, tant que les ramifications internationales de ces affrontements entre troupes de généraux assoiffés de pouvoir, continueront d’exister et de se multiplier, aucun espoir de pacification et de paix dans cette région coutumière des guerres civiles, n’est permis. Et comme le dit le proverbe, «le chien aboie, la caravane passe»!

Si les perspectives de cessez-le-feu et, in fine de paix, sont toujours minces, il faut cependant espérer que le nouveau regard porté sur la guerre au Soudan par la communauté internationale face «aux souffrances inacceptables», à la kyrielle de morts et de déplacés et la rage des généraux à en découdre, apporte des solutions contre cette bêtise humaine! Il importe que l’ONU, le pape et les puissances de ce monde, complètent leurs condamnations tous azimuts, par des actions de toutes sortes, afin de mettre fin aux ardeurs belliqueuses et meurtrières des acteurs de la guerre au Soudan. Car, comme les conflits à Gaza et en Ukraine, celui du Soudan est une plaie d’une hideur sans pareille, sur la face d’un monde déjà bien décadent.

Au Soudan, il faut, désormais, agir, et vite!

Par Wakat Séra