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Universités publiques burkinabè: vers la normalisation complète des années académiques à la rentrée 2026-2027

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le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), Pr Adjima Thiombiano

Les années académiques seront complètement normalisées à partir de la rentrée 2026-2027, a annoncé le ministre burkinabè en charge de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), Pr Adjima Thiombiano, lors d’une conférence de presse, ce lundi 7 septembre 2026, à Ouagadougou.

Les responsables du ministère burkinabè de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) ont animé, une conférence de presse, ce lundi 7 septembre 2026, à Ouagadougou sur la résorption des retards et les chevauchements des années académiques dans les universités publiques au Burkina Faso.

En effet, depuis plusieurs années, les étudiants faisaient face au chevauchement des années académiques, au point où certains étudiants pouvaient passer pratiquement tout une année à la maison sans véritablement commencer les cours dans leurs filières respectives. Mais, depuis l’arrivée du ministre Thiombiano, une stratégie et une feuille de route ont été mises en œuvre en vue de la normalisation des années académiques dans les universités publiques du pays.

Le ministre en charge du Département de l’Enseignement, Pr Adjima Thiombiano, a d’abord rappelé l’historique des retards dans les universités publiques. Selon M. Thiombiano, les retards ont été constatés depuis 2008 avant de s’aggraver avec l’implémentation du système Licence Master et Doctorat (LMD) en 2010. De ses propos, il ressort que certaines identifiées accusaient 36 mois de retards et à cause des retards, des étudiants mettaient entre 5 à 6 ans pour obtenir leur parchemin.

«Dès la rentrée 2026-2027, nous aurons une normalisation complète des années académiques», a affirmé le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, soulignant que les efforts engagés pour résorber les retards académiques ont permis d’atteindre un taux de normalisation de «99,69% au 31 août 2026».

«Au 1er octobre 2025, on enregistrait 92,50% de filières normalisées. Lorsque nous avons fait le point au 31 juillet 2026, 98,44% des filières avaient formalisé. Et donc, il restait encore quelques filières au niveau de l’université Norbert Zongo et de l’université Jozeph Ki-Zerbo. (…) Au 31 août 2026, ce sont 99,69 de taux des filières normalisées», a détaillé le ministre, Pr Adjima Thiombiano.

Donc, ce qui veut dire qu’«il y a une filière sur l’ensemble des 321 recensées qui n’est pas à jour. Et cette filière, c’est la pharmacie de l’université Joseph Ki-Zerbo. Et là aussi, les étudiants sont en train d’accomplir leur stage en milieu rural», a poursuivi le ministre, soulignant que leur retard sera résorbé d’ici le 21 septembre 2026 en vue de permettre d’atteindre un taux de 100% de résorption.

Le professeur Adjima Thiombiano a salué cette performance qui est le fruit de l’engagement et du sacrifice consenti par tous les acteurs du système académique national.

Par Bernard BOUGOUM