Le Groupement Professionnel des Industriels (GPI) du Burkina Faso a tenu, ce mercredi 8 juillet 2026, à Ouagadougou, une Assemblée générale mixte, ordinaire et extraordinaire, pour faire le bilan du bureau actuel et dégager des perspectives d’avenir pour consolider la structure. «Le GPI se trouve aujourd’hui à un moment critique de son évolution», a déclaré le président de la séance, par ailleurs président du GPI, Mamady Sanoh. Dans la lancée, il s’est réjoui des «nouvelles adhésions» enregistrées qui ont permis de renforcer le Groupement.
Le Groupement professionnel des industriels du Burkina Faso s’est réuni, ce mercredi 8 juillet 2026, dans un grand hôtel de la place où il a tenu deux Assemblées générales, l’une ordinaire et l’autre extraordinaire. Cette rencontre visait à dresser le bilan du GPI, mais surtout à tracer les perspectives d’avenir. C’est environ une quarantaine de membres du GPI qui ont échangé sur la consolidation de leur structure qui «se trouve aujourd’hui à un moment critique de son évolution», selon leur président, Mamady Sanoh.

En effet, selon le président du GPI, Mamady Sanoh, la sortie du Burkina Faso de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et la création de l’Alliance des États du Sahel (AES) constituent à la fois un défi et une opportunité. «Nous devons saisir cette occasion pour relancer le projet de Fédération des industriels de l’hinterland», a affirmé M. Sanoh. Pour lui, cela exige de nouvelles alliances, un élargissement de la base d’adhésion de l’association et une réflexion stratégique pour consolider la représentativité de l’organisation et répondre aux ambitions du secteur.

Le GPI est l’une des «plus anciennes organisations professionnelles de ce pays. Il faut dire que depuis sa création en 1974, elle a été à l’origine de la mise en place du patronat, de la rencontre secteur privé-gouvernement. Elle est dynamique, et toutes les industries du Burkina Faso font partie du Groupement Professionnel des Industriels», a affirmé son président, Mamady Sanoh. Celui-ci a, du reste, déclaré que cette rencontre doit permettre au GPI de se conformer à la réglementation en matière d’association en vigueur au Burkina Faso.

«Nous avons organisé une Assemblée Générale extraordinaire et nous avons profité de l’occasion pour tenir notre Assemblée Générale ordinaire qui a abouti à la mise en place d’un nouveau bureau», a dit le président du GPI, qui est également ancien vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF). Tout en insistant sur le dynamisme des industriels au Burkina Faso, Mamady Sanoh, a salué leur ouverture sur les préoccupations des populations. «La question de l’industrie est essentielle et le gouvernement burkinabè toujours proche du bien-être du peuple, en tient compte dans ses priorités. Nous ne pouvons que nous en réjouir et nous rassurons les uns et les autres que nous sommes dans la dynamique de l’industrialisation du Burkina Faso et du consommons local. Nous en profitons pour remercier très sincèrement les autorités», a dit M. Sanoh.

L’homme d’affaires burkinabè aux multiples casquettes a également salué les services de la douane burkinabè qui font «un travail extraordinaire, notamment dans la lutte contre la fraude». Le président du GPI en reconnaissant la bonne santé de l’industrie burkinabè a noté que «toute cette volonté de promouvoir l’industrie est très appréciable».
Mamady Sanoh, au nom de tous les membres du GPI, s’es, alors, réjoui de la création de nouvelles unités industrielles, ce qui renforce davantage le GPI dans sa démarche unitaire de défendre les intérêts des industriels dans l’unité».

Mamady Sanoh tire un bilan satisfaisant du bureau dont le mandat a débuté en juin 2019 et a été marqué par un contexte national et sous régional difficile. «Durant ce mandat, le Bureau national a connu de nombreux réaménagements liés aux changements intervenus au niveau des directions des entreprises membres. Quant au fonctionnement du bureau, des contraintes sanitaires et sécuritaires ont parfois limité la régularité de nos réunions et surtout des Assemblées Générales. Toutefois, notre présence sur les dossiers relatifs au secteur industriel a permis à notre organisation de maintenir sa visibilité et son rôle auprès des pouvoirs publics», a souligné M. Sanoh.

Mamady Sanoh, dont la contribution aux actions de développement du Burkina, aux côtés des autorités burkinabè, a révélé qu’au cours de ce mandat, le GPI s’est renforcé avec de nouvelles adhésions, notamment celles de ZIDNABA Industrie, MONA Industry, SIBALUB, FILMORE Ltd, CIDF/Fassi, MELS et SIPAP. «Des axes de collaborations sont en réflexion avec d’autres organisations du secteur industriel et certains acteurs des domaines liés aux secteur industriel», a-t-il ajouté. Il souligne que son association «a contribué à l’amélioration de l’environnement des affaires, notamment par la réactivation de l’Observatoire de l’industrie et par son appui constant aux pouvoirs publics dans la lutte pour la sécurité nationale».
De même, le GPI, à cheval sur ses objectifs, a soutenu ses membres face aux crises sociales et économiques, et participé activement à la régulation du marché, à travers l’Autorisation Spéciale d’Importation. Pour Mamady Sanoh,, un dossier majeur reste à faire aboutir, à savoir «la réhabilitation» de la zone industrielle de Kossodo où le GPI.
Par Bernard BOUGOUM





























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