Selon une information largement relayée par plusieurs sources médiatiques, le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a promulgué, le mardi 7 juillet 2026, une réforme constitutionnelle qui prolonge son mandat de deux années supplémentaires. Le texte modifie également le mode d’élection du chef de l’État, suscitant une vive contestation de l’opposition et des organisations de défense des droits humains.
Le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a officiellement promulgué, le mardi 7 juillet 2026, une réforme constitutionnelle qui étend son mandat jusqu’en 2030. L’information, largement relayée par plusieurs médias, marque une nouvelle étape dans la transformation du paysage politique zimbabwéen.
L’annonce a été confirmée par Nick Mangwana, haut responsable du ministère de l’Information, qui a indiqué sur les réseaux sociaux que la loi était désormais «signée, scellée et promulguée», en publiant une copie du texte, mentionnent certaines sources.
Adoptée il y a un mois par les deux chambres du Parlement, cette réforme prévoit non seulement de prolonger la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans, mais également de remplacer l’élection du président au suffrage universel direct par une désignation par le Parlement.
Le projet de loi avait d’abord été approuvé le 18 juin par la chambre basse, où plus des deux tiers des députés avaient voté en sa faveur, avant d’être validé par le Sénat, dominé par la Zanu-PF, le parti au pouvoir.
Élu à la tête du Zimbabwe en 2018, puis reconduit en 2023 pour un second mandat de cinq ans, Emmerson Mnangagwa est accusé par plusieurs observateurs d’avoir renforcé le caractère autoritaire de son pouvoir depuis son arrivée à la présidence.
Cette réforme est également critiquée au regard de la Constitution de 2013, qui prévoit qu’une prolongation du mandat présidentiel doit être soumise à un référendum. Des organisations de défense des droits humains, dont Human Rights Watch, avaient déjà dénoncé en mars dernier des actes d’intimidation et de violence visant les opposants à ces amendements constitutionnels.
Avec l’entrée en vigueur de cette réforme, le Zimbabwe ouvre un nouveau chapitre de son histoire institutionnelle. Alors que les autorités défendent une réorganisation du système politique, l’opposition et plusieurs acteurs de la société civile continuent de dénoncer une remise en cause des principes démocratiques inscrits dans la Constitution.
Par Valentin SOMANDE





























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