En Guinée, le procès en appel de l’ancien ministre de la Défense, Dr Mohamed Diané, a franchi une nouvelle étape le jeudi 23 juillet 2026. Le parquet spécial a requis «dix ans d’emprisonnement et une amende de 50 milliards de francs guinéens» contre cet ex-haut responsable, poursuivi pour des faits présumés de «détournement de deniers publics», d’«enrichissement illicite» et de «blanchiment de capitaux». Une affaire qui suscite un large écho dans les médias en raison des fonctions stratégiques qu’il a occupées au sein de l’État.
Le procès en appel du Dr Mohamed Diané, ancien ministre guinéen de la Défense, est entré dans une phase déterminante, le jeudi 23 juillet 2026, devant la chambre d’appel de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), à Conakry. Dans ses réquisitions, le parquet spécial a demandé une peine de «dix ans de prison, assortie d’une amende de 50 milliards de francs guinéens», soit près de quatre milliards de francs CFA.
Le ministère public sollicite également la confiscation des biens déjà saisis dans cette procédure. L’ancien ministre est poursuivi pour des faits présumés de «détournement de deniers publics», d’«enrichissement illicite» et de «blanchiment de capitaux». Selon l’accusation, les montants concernés s’élèveraient à 511 milliards de francs guinéens, soit environ 34 milliards de francs CFA.
Au cours de l’audience, les avocats du Dr Mohamed Diané ont remis à la Cour la liste des biens que leur client reconnaît détenir, conformément à une décision rendue lors de la précédente audience.
Pour sa part, l’Agent judiciaire de l’État a demandé la confirmation de la condamnation civile prononcée en première instance, qui prévoit le versement de 500 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts. Il a toutefois sollicité le retrait de certains biens revendiqués par des tiers, tout en réclamant le maintien dans la procédure de plusieurs immeubles attribués à l’épouse et aux enfants de l’ancien ministre.
Déjà condamné en première instance, en décembre 2024, à cinq ans de prison notamment, le Dr Mohamed Diané continue de rejeter l’ensemble des accusations formulées contre lui. Les plaidoiries de la défense doivent désormais se poursuivre avant que la Cour ne mette l’affaire en délibéré.
Cette procédure judiciaire est suivie de très près et largement relayée par de nombreux médias nationaux et internationaux. L’importance des accusations, les sommes évoquées et, surtout, les hautes responsabilités exercées par Mohamed Diané à la tête du ministère de la Défense entre 2015 et 2021 confèrent à ce dossier une résonance particulière dans le paysage politique et judiciaire guinéen.
En attendant le verdict de la Cour d’appel, cette affaire demeure l’un des dossiers judiciaires les plus emblématiques en Guinée. Son évolution continue d’alimenter les débats sur la lutte contre la corruption et la reddition des comptes des anciens hauts responsables de l’État.
Par Valentin SOMANDE






























![[Tribune] La rivalité Diomaye–Sonko entre dans l’ère inquiétante des légitimités concurrentes](https://www.wakatsera.com/wp-content/uploads/2025/11/faye-et-sonko-180x135.jpg)








