Le pouvoir exécutif ghanéen envisage de porter à cinq ans la durée des mandats présidentiel et parlementaires, actuellement fixée à quatre ans. Selon la déclaration faite par le ministre de la Justice, Dominic Akuritinga Ayine, et largement relayée dans la presse, cette réforme constitutionnelle s’accompagne d’autres ajustements institutionnels et sera in fine tranchée par référendum en 2027.
Selon l’exécutif ghanéen, la durée actuelle des mandats présidentiel et parlementaires ne permet plus de conduire sereinement l’action publique. En s’appuyant sur les conclusions de la commission de révision constitutionnelle installée l’année dernière par le président John Dramani Mahama, les autorités ghanéennes ont acté le principe d’un passage à cinq ans, aussi bien pour le présidentiel que pour les législatifs.
Le ministre de la Justice, Dominic Akuritinga Ayine, dont les déclarations ont été largement reprises par la presse, justifie ce choix par la contrainte du calendrier électoral actuel: les débuts de mandat seraient largement consacrés à l’installation des nouvelles équipes, tandis que la dernière année serait déjà happée par la préparation de l’échéance suivante, laissant peu de place à une gouvernance efficace sur la durée.
La réforme ne se limite pas à la durée des mandats. Le calendrier électoral serait lui aussi revu, avec une présidentielle avancée à la première semaine de novembre, afin de ménager un délai plus confortable avant la prestation de serment, traditionnellement fixée au 7 janvier.
Autre évolution notable: l’âge minimal pour se présenter à la présidence, que la commission proposait d’abaisser de 40 à 30 ans, serait finalement fixé à 35 ans, un seuil de compromis destiné à faciliter l’accès des jeunes générations aux plus hautes fonctions sans bouleverser totalement les équilibres actuels.
La suite du processus prévoit la mise en place d’une nouvelle instance chargée de rédiger deux projets de loi d’amendement d’ici octobre 2026. Ces textes devront ensuite être examinés par le Parlement avant d’être soumis à référendum en 2027, s’agissant d’une modification touchant au régime des mandats électoraux.
La validation populaire ne sera pas une formalité: le scrutin devra réunir un taux de participation d’au moins 40 % des inscrits et recueillir une majorité qualifiée de 75 % de votes favorables.
En misant sur cette réforme, le Ghana entend adapter le tempo de ses institutions aux exigences de la gouvernance moderne, tout en s’en remettant, en dernier ressort, à la décision souveraine de ses citoyens.
Par Valentin SOMANDE






























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