Le meurtre d’Ibrahim Khalil Dan Shagamu, influenceur et critique des autorités nigérianes, a suscité une vive émotion à Kano et au-delà. Âgé de 57 ans, le créateur de contenus en langue haoussa a été retrouvé mort à son domicile, le mardi 8 septembre 2026, dans un contexte de «tensions politiques». L’affaire a été largement commentée par plusieurs médias, en raison notamment de la forte audience dont bénéficiait le défunt sur les réseaux sociaux.
Le corps d’Ibrahim Khalil Dan Shagamu a été découvert le mardi 8 septembre 2026, à son domicile de Kano, dans le nord du Nigeria, après que ses proches eurent constaté l’absence de ses nouvelles depuis la veille.
Selon les informations rapportées sur ce meurtre, l’homme a été retrouvé égorgé et grièvement blessé à la tête. Ses téléphones portables auraient également été emportés par ses assaillants.
Une enquête a été ouverte afin d’établir les circonstances exactes du crime et d’en identifier les responsables. Plusieurs personnes ont rapidement été interpellées dans le cadre des investigations.
Connu sur les réseaux sociaux sous le nom de Dan Shagamu, l’influenceur bénéficiait d’une importante audience, notamment sur TikTok et Facebook. Il y publiait régulièrement des vidéos en haoussa, souvent virales, dans lesquelles il commentait la situation sociale du pays et critiquait les autorités nigérianes.
Son assassinat intervient dans un «climat politique tendu» et ravive les inquiétudes sur la sécurité des voix critiques au Nigeria. Des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, ont condamné le meurtre et alerté sur les risques auxquels peuvent être exposés les acteurs, exprimant publiquement des positions dissidentes.
La mort de Dan Shagamu a rapidement dépassé le cadre de Kano. Son importante présence sur les réseaux sociaux et la portée de ses prises de position ont contribué à faire de cette affaire un sujet largement relayé et commenté par plusieurs médias, tandis que les circonstances de son assassinat continuent d’alimenter les interrogations.
Par Valentin SOMANDE







































