Face à la montée des critiques venues de tout le continent, l’Afrique du Sud se retrouve sous pression après une nouvelle vague de violences xénophobes ayant fait plusieurs morts et provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes, une situation aux allures de crise humanitaire. Plusieurs pays africains dénoncent la passivité du gouvernement sud-africain face à ces événements. Une actualité qui s’impose à la Une de nombreux médias ces derniers jours, tant la situation inquiète sur le continent. Pretoria, de son côté, cherche avant tout à désamorcer les tensions diplomatiques en proposant un vaste dialogue panafricain sur la question migratoire.
Malgré la mort de plusieurs ressortissants étrangers, le gouvernement sud-africain continue de refuser le terme de «xénophobie», préférant présenter les événements comme le symptôme d’une problématique migratoire qui concernerait l’ensemble du continent. Le département sud-africain des Relations internationales souhaite ainsi que l’Union africaine impulse une conférence panafricaine destinée à examiner les racines du rejet des migrants et à bâtir une réponse commune à l’échelle continentale.
Cette initiative n’a rien d’anodin: la nouvelle flambée de violences a déjà crispé les relations de Pretoria avec plusieurs capitales, notamment Accra et Abuja. Selon le chef de la diplomatie sud-africaine, Ronald Lamola, la «nation arc-en-ciel» refuse que le débat africain se limite à son seul cas, ce qui reviendrait à isoler et stigmatiser un seul pays.
En élargissant le débat à l’échelle du continent, l’Afrique du Sud poursuit donc un objectif clairement diplomatique: éviter d’apparaître comme l’unique responsable pointé du doigt et partager la question migratoire avec l’ensemble des pays africains concernés.
Par Valentin SOMANDE






























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