La Douane burkinabè a saisi le 23 juillet 2026, un car de transport en commun avec 60 millions de faux billets de F CFA, 5kg de drogue, 99 plaquettes de TAPENTADOL, 360 plaquettes de VASILIUM, entre autres, le tout d’une valeur totale de 75 604 350 francs CFA, selon le Directeur général des Douanes, l’Inspecteur divisionnaire Yves Kafando, lors d’un point de presse de présentation des saisies.
Les Douaniers burkinabè ont, une fois de plus, démontrer leur détermination à lutter contre les actes frauduleux. Le 23 juillet 2026, ils ont saisi à Tenkodogo, dans la partie centre-est du Burkina Faso, un car de transport en commun qui transportait uniquement des marchandises diverses d’une valeur marché interieur totale estimée à 75 604 350 francs cfa.

Parmi les saisies, figure, selon le Directeur général des Douane, l’Inspecteur divisionnaire Yves Kafando, 60 millions de faux billets de francs cfa en coupures de 5000 F CFA, d’un poids total de 12 kilogrammes, 99 plaquettes de TAPENTADOL d’un poids total de trois kilogrammes d’une valeur marché interieur 2 044 350 francs cfa; 360 plaquettes de VASILIUM d’un poids total de dix kilogrammes d’une valeur 960 000 francs cfa; dix boules de chanvre indien d’un poids total de cinq kilogramme d’une valeur 600 000 francs cfa. Le car saisi est quant à lui été évalué 10 000 000 francs cfa.

C’est en étant en mission sur l’axe Tenkodogo-Bittou, que des douaniers burkinabè ont intercepté le car de transport en commun. «C’est lors des fouilles dans les coffres que nous avons vu un colis qui contenait des boules de chanvre indien et des comprimés», a déclaré un des douaniers qui a arrêté le car. Selon lui, après avoir rendu compte à la hiérarchie, il a été demandé que le car soit conduit à Ouagadougou. «En route pour Ouaga, le car est tombé en panne à Toécé. Nous sommes restés à la garde du véhicule pendant une journée avant de confier (cela) à la gendarmerie et aux VDP de Toécé. Le 31 juillet après la réparation, nous l’avons conduit à la Direction générale», a-t-il poursuivi.

Il a expliqué, par ailleurs, que la présence des faux billets ont été constatée lors des fouilles de tous les colis qui étaient à l’intérieur du car, une fois à Ouagadougou. «C’était bien emballé dans un carton et sur celui-ci il était écrit «Mon vieux fragile»», a dit le Douanier.

Présent lors de la présentation des saisies, le propriétaire du véhicule, ressortissant d’un pays voisin, a fait savoir aux journalistes, que le car a quitté le Bénin et était en transit pour destination finale le Mali. «On a contrôlé (le véhicule) et on a trouvé de la drogue. J’ai demandé si la drogue est dans tous les colis ? On m’a dit un colis… En ce moment, le véhicule était en panne à 80 km de Ouagadougou. On a tout fait pour dépanner mais ça n’allait pas. J’ai pris ma voiture quitté Bamako pour venir trouver les pièces, prendre le mécanicien pour qu’il dépanne le véhicule», explique le propriétaire du car, dans un Français approximatif. Celui-ci dit ne pas se reconnaître dans les colis illicites saisis.

«J’ai quitté le Mali, c’était pour venir dépanner le véhicule et que ça rentre à la disposition de la Douane et que la Douane fasse son contrôle… C’est à partir du bureau du vérificateur que j’ai fait la découverte de l’argent», a-t-il dit, déclarant avoir renvoyé le convoyeur et l’apprenti, à la suite de cette affaire.

Selon le Directeur général des Douanes, Inspecteur divisionnaire Yves Kafando, une procédure judiciaire sera ouverte pour que le propriétaire du car, tous ceux qui seront mis en cause par les juridictions puissent être interpellés et répondent aux actes qu’ils ont posés.

L’Inspecteur Divisionnaire Kafando a tenu à féliciter «les agents qui ont mené ce travail avec beaucoup de professionnalisme, d’engagement et de détermination». «Nous le disons toujours, pour la lutte contre la fraude, sur toutes ses formes sur l’ensemble du territoire nationale, la Douane burkinabè sera toujours décisif et déterminant», a rappelé le Directeur général des Douanes qui invite les agents à garder le cap, la dynamique ainsi, d’être toujours engagés.
Par Daouda ZONGO







































