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OADC et Analytics Intelligence promettent des services d’IA hébergés en Afrique

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Le partenariat veut rapprocher capacités de calcul, hébergement local et applications d’IA pour les entreprises africaines. Illustration éditoriale — conception : rédaction Actu IA; informations : OADC et Analytics Intelligence

Les deux entreprises annoncent une offre associant centres de données périphériques, puissance de calcul et applications sectorielles. Le partenariat vise les organisations qui veulent conserver leurs données sur le continent, sans publier encore les pays, prix ou capacités disponibles.

Open Access Data Centres, filiale du groupe WIOCC, et Analytics Intelligence ont annoncé un partenariat pour proposer aux entreprises africaines des services d’intelligence artificielle et de cloud hébergés localement. L’accord, rapporté le 19 août par The Guardian Nigeria et The Sun, associe le réseau de centres de données d’OADC à une plateforme d’analyse et à des applications conçues par Analytics Intelligence.

L’offre annoncée doit fournir de la puissance de calcul accélérée dans les installations d’OADC. Les entreprises parlent d’unités de traitement pour l’IA capables d’entraîner ou d’exécuter des modèles sans transférer toutes les données vers un cloud situé hors du continent. Elles emploient le terme NeoCloud pour désigner cet assemblage de calcul, de stockage, d’hébergement et de logiciels spécialisés.

Analytics Intelligence doit développer des applications adaptées à différents secteurs. Les banques sont citées comme premier exemple, avec des environnements privés destinés à l’analyse de données sensibles et au respect des exigences réglementaires. OADC fournit l’infrastructure physique, la connectivité et la proximité géographique. Le partenariat cherche ainsi à répondre aux demandes de résidence des données, de sécurité et de performance exprimées par des organisations publiques ou privées.

L’hébergement en Afrique ne suffit pourtant pas à établir une souveraineté complète. Il faut connaître le pays exact où chaque donnée est stockée, les propriétaires des logiciels, les administrateurs autorisés, les contrats de sous-traitance, les mécanismes de chiffrement et la juridiction applicable. Une entreprise utilisant un modèle importé ou un service administré depuis l’étranger peut conserver une dépendance technique même si les serveurs sont installés sur le continent.

Les annonces consultées ne donnent ni date d’ouverture commerciale, ni grille tarifaire, ni capacité de calcul, ni liste des accélérateurs, ni inventaire des pays couverts. Elles ne citent pas non plus de premier client ou de résultat mesuré. Les deux articles reprennent principalement les déclarations des partenaires et ne constituent pas deux confirmations indépendantes des performances futures. L’intérêt de l’accord pourra être évalué lorsque les entreprises publieront les sites disponibles, les garanties de niveau de service, les certifications, les conditions de sortie et le coût total comparé aux grands clouds internationaux.

Cet article vous est proposé en collaboration avec Aïobi. Contact: team@aiobi.world