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Affaire « guérisseuse » de Komsilga: le Gouvernement évoque « des questions de sécurité nationale »

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Le Gouvernement burkinabè de Transition s’est à nouveau prononcé sur l’affaire dite «Guérisseuse de Komsilga» évoquant, dans son communiqué en date du 5 août 2023, des questions de sécurité nationale. Selon l’exécutif burkinabè, des informations émanant de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) qui «dispose d’éléments concrets et constants, ont permis de faire le lien entre cette affaire et des questions de sécurité nationale». Ce qui a motivé, poursuit la note, le déploiement des forces armées dans le périmètre du Tribunal de grande instance Ouaga II. Le Gouvernement assure, par ailleurs, que la détention de dame Nikiéma à la Maison d’arrêt et e de correction des armées (MACA) est bien légale.

« Le vendredi 28 Juillet 2023, le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance Ouaga II a émis un mandat de dépôt à l’encontre de Madame Larissa NIKIEMA l’un des prévenus dans l’affaire dite de «la Guérisseuse de Komsilga» pour des faits ayant reçu la qualification «de séquestration, de coups et blessures et complicité».
Cependant, des informations émanant de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) qui dispose d’éléments concrets et constants, ont permis de faire le lien entre cette affaire et des questions de sécurité nationale. C’est d’ailleurs ce qui a motivé le déploiement des forces armées dans le périmètre du Tribunal de grande instance Ouaga II.

Madame Larissa NIKIEMA a donc été remise à l’Agence Nationale de Renseignement agissant dans ses prérogatives légales et spécifiques.
A la suite de cette intervention, l’on a tenté de faire croire à l’opinion publique à une immixtion de l’exécutif dans une affaire judiciaire avec la volonté de soustraire un citoyen de la justice.
Face aux impératifs sécuritaires le Ministre d’État, ministre de la Défense et des anciens combattants a autorisé la détention de madame Larissa NIKEMA à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA), ce conformément aux dispositions légales en la matière notamment l’article 1er du décret n°2009-613/PRES/PM/DEF du 12 août 2009 portant organisation, régime et règlementation des établissements pénitentiaires militaires combiné à l’article 43 de la loi n°010-2017/AN portant régime pénitentiaire au Burkina Faso. Cette autorisation fait suite à la demande formulée par l’avocat de la prévenue qui sera agréée par la suite par le Procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou.

Le Gouvernement de transition salue la hauteur d’esprit de l’ensemble des acteurs impliqués dans la gestion de cette affaire. Il exprime sa reconnaissance au Procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou et à Madame le Médiateur du Faso dont le sens de l’écoute et du dialogue ont été d’une contribution inestimable dans la recherche de solutions aux problèmes soulevés. Il rassure par ailleurs les acteurs judiciaires de son engagement à concourir à l’aboutissement de cette affaire.

Le Gouvernement appelle au calme et à la sérénité et exhorte les populations à la vigilance pour éviter toute manipulation orchestrée par des officines obscures à la solde d’intérêts étrangers.

C’est aussi le lieu de rappeler à l’ensemble des Burkinabè que le Gouvernement demeure fidèle à son engagement de refonder l’État pour répondre aux aspirations légitimes de notre Peuple pour la justice, la liberté et l’égalité des citoyens. »

Le Porte-parole du gouvernement
Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo