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Barkhane: la ré-articulation «n’est pas une duplication» de la force au Niger, général Michon

Le général de division, Laurent Michon, commandant de la force Barkhane

La ré-articulation de Barkhane, qui est en train de se retirer du Mali, «n’est pas une duplication» de la force au Niger comme le pensent certaines personnes, a soutenu, ce jeudi 21 juillet 2022 face à la presse à Ouagadougou, son commandant, le général de division Laurent Michon en fin de mission dans le Sahel.

Le général de division Laurent Michon, commandant de la force Barkhane en fin de mission dans le Sahel a rencontré, ce jeudi 21 juillet 2022, des Hommes de médias dans la capitale burkinabè. Au cours des échanges, et en réponse aux personnes qui pensent que l’opération Barkhane s’établira au Niger, le général Michon a rétorqué que la ré-articulation «n’est pas une duplication» de cette force dans ce pays.

Pour appuyer ses propos, il a informé que tous les équipements et les hommes qui quittent le Mali, retournent en France. En exemple, il a cité le 27e bataillon qui se trouvait à Gossi en juillet 2021 au moment de sa venue à la tête de Barkhane, qui se trouve actuellement en Roumanie en raison de la guerre en Ukraine. «Les équipements sont en partie enlevés rapidement du Mali parce qu’on a besoin de les réengager ailleurs», selon le général de division Laurent Michon.

«A ce jour c’est environ 4 000 containers et 2 500 hommes qui se sont repliés», a-t-il déclaré, signifiant que «c’est un défi tactique (et) logistique qui se fait de façon très correcte et qui va s’achever bientôt». «Nous avons initié ce retrait du Mali en bon ordre et en sûreté» «entre frères d’arme (avec les forces armées maliennes) qui ont combattu ensemble pendant huit ans les groupes terroristes», a dit le commandant de Barkhane.

Il a fait savoir que la coopération avec le Niger se fait dans un format qui existait avant ce retrait de Barkhane du Mali et qui «se poursuivra selon les intentions de Niamey avec un mode opératoire un peu différent, une composante aérienne qui demeure inchangée et un partenariat de combat au sol avec des soldats français qui agissent sous les ordres d’un général nigérien». «Ce qui va changer un petit peu au Niger c’est que, comme nous l’avons fait au Mali pendant des années, nous serons plus à même de concentrer les efforts de coordinations entre les actions de développement menées par la France ou d’autres pays, et l’action de sécurité menée par les forces nigérienne», a indiqué le général Michon.

Le format de l’après Barkhane ou de la suite de Barkhane n’est pas défini, a-t-il souligné, déclarant que «des discussions au niveau politique et parfois militaire sont en cours dans les différentes capitales». «L’intention de rester en soutien de, et pas à la place de, demeure selon des formats différents à géométrie variable toujours en coordination avec les forces armées des pays», a-t-il conclu.

L’ambassadeur de France au Burkina Luc Hallade au micro

«On est tous bien conscients du fait que la réponse sécuritaire, certes est indispensable, mais qu’elle n’est absolument pas suffisante en elle-même. Il faut évidemment contribuer aussi à asseoir le développement de ces pays en coordination étroite en répondant aux besoins exprimés par les populations et les Etats eux-mêmes», a fait savoir l’ambassadeur de France au Burkina Faso, Luc Hallade, soutenant que c’est au vue de cela que des efforts sont faits au niveau de l’Agence française de développement (AFD) pour soutenir des actions de développement.

Par Daouda ZONGO

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