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Bobo-Dioulasso: fin de formation des FDS en élevage et en gestion d’entreprises

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Dans le cadre de l’initiative présidentielle, le  Camp Ouézzin Coulibaly et la Maison d’Arrêt et de Correction de Bobo-Dioulasso sont  bénéficiaires de la réalisation d’une  ferme agropastorale. Afin de faciliter l’animation de cette ferme dite « pilote », l’Ecole Nationale de l’Elevage et de la Santé Animale a initié une session de formation au profit de 12 personnels des forces armées nationales et de la garde de sécurité pénitentiaire.

Elle s’est déroulée du 22 au 31 Janvier 2024 au sein du camp Ouézzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso sous la supervision du bureau d’aide à la reconversion civile.

Les participants de cette session de formation sont issus des rangs de la garde de sécurité pénitentiaire, de la gendarmerie nationale et de militaire. Durant 10 jours, ces stagiaires ont bénéficié d’un ensemble de connaissances dans le domaine de l’agriculture, de l’élevage et de la gestion d’entreprises. La présente formation permettra sans doute aux animateurs de cette ferme « pilote » de se doter du savoir et du savoir-faire nécessaire pour la réussite de cette mission à leur confiée.

Elle est l’initiative de l’Ecole Nationale  de l’Elevage et de la Santé Animale ( ENESA) en collaboration avec le Bureau National des Grands Projets du Burkina ( BNGP-B).

Au cours de son intervention, le directeur général de l’ENESA a rappelé le contexte de ce cadre de formation au profit des forces armées nationales et de la garde de sécurité pénitentiaire.

« Ce présent projet est une initiative pilote qui rentre dans le cadre de l’initiative présidentielle lancée par le chef de l’Etat (capitaine Ibrahim Traoré) pour l’atteinte de la sécurité alimentaire nutritionnelle dans sa composante animale au profit des forces de défense et de sécurité du Burkina Faso », a dit Dr Nouhoun Zampaligré, directeur général de l’Ecole Nationale de l’Elevage et de la Santé Animale.  Pour lui, ce projet est d’une importance capitale.

« L’objectif principal de cette initiative est d’arriver à doter les casernes bénéficiaires  des unités de production de volaille et de petits ruminants notamment les moutons et les chèvres pour servir des lieux d’application et d’apprentissage au profit des participants aux différentes formations du bureau d’aide à la reconversion civile », selon  M. Zampaligré.

Il a exhorté tous les participants à mettre en pratique toutes ces stratégies apprises au cours de cette formation de 10 jours pour la réussite de cette mission et de transmettre également ces connaissances à bien d’autres personnes pour une large promotion de la production agropastorale au sein des casernes du pays.

Le commandant du groupement des forces pour la sécurisation de l’Ouest , le Commandant Lokpala KAMBOU

Tout en saluant cette initiative de l’ENESA, le commandant du groupement des forces pour la sécurisation de l’Ouest, le commandant Lokpala KAMBOU représentant le commandant de la 2ème région militaire, n’a pas manqué de formuler quelques doléances afin de mieux poursuivre cette mission de  production agropastorale.

Il s’agit entre autres de la construction d’un magasin de stockage, d’une fosse fumière, d’un bassin de pisciculture et l’acquisition des intrants agricoles.

Les bénéficiaires de ce présent projet pilote  à Bobo-Dioulasso à l’image de Lomboki Bonko ont exprimé toutes leur satisfaction à l’Etat Burkinabé à travers la direction générale de l’école nationale de l’élevage et de la santé animale.

« Cette formation va être bénéfique pour nous,  forces armées et garde de sécurité pénitentiaire d’autant plus qu’elle vient  relancer et apporter un appui considérable aux activités déjà menées au sein de nos unités », affirme le représentant des bénéficiaires  Lomboki Bonko.

En plus de cette phase théorique, les différentes casernes bénéficient déjà des poulaillers, des bergeries et tous ces équipements seront également équipés des kits complets et qui serviront de cadre d’application pour ces stagiaires en fin de formation, foi de Dr Nouhoun Zampaligré, directeur général de l’ENESA.

Par Wakat Séra