Accueil Monde Bras de fer États-Unis-CPI: Washington sanctionne la présidente de la Cour

Bras de fer États-Unis-CPI: Washington sanctionne la présidente de la Cour

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Selon un communiqué du secrétaire d’État américain Marco Rubio, partagé par plusieurs sources médiatiques, l’administration Trump a annoncé, le mardi 18 août 2026, des sanctions contre la présidente de la Cour pénale internationale (CPI), Tomoko Akane, et le haut responsable juridique sénégalais Abdoulaye Seye. Cette nouvelle mesure marque une escalade dans l’offensive de Washington contre la juridiction basée à La Haye.

Les États-Unis durcissent une nouvelle fois le ton à l’égard de la Cour pénale internationale. L’administration du président Donald Trump a décidé, le mardi 18 août 2026, de sanctionner deux hauts responsables de la juridiction, dont sa présidente, la Japonaise Tomoko Akane.

Le second responsable visé est le Sénégalais Abdoulaye Seye, haut responsable juridique de la CPI. L’annonce a été faite par le secrétaire d’État américain, Marco Rubio dans un communiqué.

Selon le chef de la diplomatie américaine, les deux responsables sont sanctionnés pour s’être «directement impliqués dans les efforts de la CPI pour enquêter sur, arrêter, détenir ou poursuivre des responsables dont le gouvernement ne reconnaît pas la compétence de la Cour».

Washington reproche plus largement à la juridiction internationale de chercher à étendre son autorité à des ressortissants de pays qui n’ont pas reconnu sa compétence. «La CPI a tenté à maintes reprises d’affirmer son autorité sur des ressortissants des États-Unis ou d’autres pays n’ayant pas consenti à sa compétence ni ratifié le Statut de Rome. Cela crée un précédent dangereux pour toutes les nations», a déclaré Marco Rubio.

Concrètement, les sanctions américaines interdisent aux ressortissants des États-Unis d’effectuer des transactions avec Tomoko Akane et Abdoulaye Seye et bloquent leurs éventuels avoirs relevant de la juridiction américaine.

Les États-Unis ne sont pas parties au Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI. Washington conteste ainsi la volonté de la Cour d’exercer sa compétence à l’égard des ressortissants d’États qui n’en sont pas membres, notamment des responsables américains et israéliens.

Les relations entre les États-Unis et la CPI sont particulièrement tendues depuis 2024, après que la Cour a délivré des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et son ministre de la Défense de l’époque, Yoav Gallant, pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés à Gaza.

De son côté, la CPI maintient sa position sur l’étendue de sa compétence. La juridiction estime pouvoir enquêter et juger les crimes présumés commis sur le territoire d’un État partie au Statut de Rome, indépendamment de la nationalité des personnes mises en cause.

Avec ces nouvelles sanctions, Washington accentue donc la pression sur la CPI et confirme son refus de reconnaître sa compétence à l’égard des ressortissants américains ou d’autres États non parties au Statut de Rome. Une confrontation qui continue de mettre à l’épreuve l’autorité de la justice pénale internationale.

Par Valentin SOMANDE