La justice du Nouveau-Mexique a alourdi, le jeudi 6 août 2026, la sanction financière visant Meta dans le dossier de la protection des enfants sur ses réseaux sociaux. Selon des sources médiatiques, une nouvelle amende de 567 millions de dollars vient s’ajouter à une première condamnation, portant la note totale à 942 millions de dollars pour le géant américain.
Le groupe dirigé par Mark Zuckerberg a été frappé jeudi 6 août 2026 d’une lourde sanction financière dans le cadre d’un contentieux relatif à la sécurité des jeunes utilisateurs de ses plateformes. La justice du Nouveau-Mexique a fixé à 567 millions de dollars le montant d’une nouvelle amende, qui vient compléter une précédente pénalité de 375 millions de dollars déjà prononcée dans ce même dossier, portant ainsi la facture globale à 942 millions de dollars.
Selon des médias qui citent le juge Bryan Biedscheid, ce dernier a estimé, dans son ordonnance, que le comportement de Meta relevait d’une «nuisance publique», jugeant que les répercussions de ses pratiques dépassaient le seul cadre numérique pour affecter directement les foyers, les écoles et la société dans son ensemble.
Cette bataille judiciaire, ouverte en 2023, reprochait à l’entreprise un manque de vigilance face à l’exposition des enfants à des contenus sexuels et à des individus malveillants rôdant sur ses plateformes. Le système de recommandation algorithmique du groupe était lui aussi pointé du doigt. Au terme de la procédure, la justice a retenu plusieurs manquements à la réglementation du Nouveau-Mexique en matière de protection des consommateurs.
Propriétaire de Facebook, Instagram, WhatsApp et Threads, Meta rejette cette décision et annonce vouloir interjeter appel. Le groupe assure poursuivre ses investissements conséquents dans les outils censés préserver ses jeunes usagers.
Outre le volet financier, la justice exige de l’entreprise un renforcement concret de ses dispositifs de protection. Le tribunal réclame notamment un encadrement plus strict des échanges entre adultes et mineurs, la disparition du compteur de «likes» visible pour les utilisateurs de moins de 18 ans, ainsi qu’une restriction des notifications nocturnes. Le temps passé quotidiennement sur Facebook et Instagram par les adolescents devrait, par ailleurs, être plafonné à environ trois heures.
Cette nouvelle condamnation intervient alors que Meta reste sous le feu de multiples procédures judiciaires aux États-Unis concernant l’impact de ses plateformes sur la jeunesse, dans un climat international où l’encadrement des réseaux sociaux à destination des mineurs se durcit progressivement.
Par Valentin SOMANDE







































