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Burkina: du rififi dans les mines

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L'exploitation des mines fait naître parfois des tensions entre partenaires (Ph. illustration)

Tout ce qui brille n’est pas or. C’est le moins qu’on puisse dire, avec cette information parvenue à la rédaction de Wakat Séra. Une banque de la place aurait déposé plainte devant le Procureur, contre la Société de Mines Bélahouro (SMB) et réclame un paiement de près de 7 milliards de francs CFA. Pourtant, tout allait si bien entre les deux partenaires, quand la Société Baladji Group, de l’homme d’affaires de nationalité indienne, Akoliya Patelb, a négocié avec l’Etat, la relance de la SMB en 2018.

Baladji Group s’était, alors, tournée vers cette institution bancaire, qui était propriétaire de tout le matériel et des équipements nécessaires au fonctionnement de la mine, des véhicules automobiles légers et lourds, à l’usine de traitement du minerai et extraction, en passant par les générateurs, les compresseurs, etc.

Un accord de cession est trouvé et la Société Baladji Group relance l’exploitation de la mine d’Inata, située dans la ville de Djibo, dans le nord du Burkina. En contrepartie, elle doit payer à la banque environ 7 milliards de francs CFA en plusieurs traites. Contre toute attente, la Société Baladji Group ne va honorer aucune des échéances alors qu’elle continue d’utiliser le matériel appartenant, il faut le rappeler, à la banque. Pire, des sources généralement bien informées, susurrent que la Baladji Group veut céder la mine à un autre repreneur, sans en souffler mot à la banque.

Le repreneur potentiel sait-il seulement que, équipements et autres matériels, loin d’être une propriété de la mine, appartiennent à la banque? Sait-il également que, lasse d’attendre son dû, la banque, de son côté, a déposé une plainte contre le PDG de la Société Baladji Group et a décidé tout bonnement de revendre tout le matériel à toute autre personne intéressée.

Et toujours selon nos sources, des acheteurs se seraient déjà manifestés et leurs offres sont déjà parvenues à la banque.

Voici une affaire qui risque de faire encore grand bruit, et certainement que les prochains jours nous en diront davantage.

Par Wakat Séra