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Burkina: les causes de l’indiscipline dans les établissements d’enseignement à Garango

Ceci est un écrit de Nowenkuum Désiré Poussogho de l’Institut des sciences des sociétés/CNRST, Serge Dénis W. Samandoulgou de l’Institut des sciences des sociétés/CNRST et du Secrétariat Général du Gouvernement Richard Darga. Dans ce document, ils évoquent les causes de l’indiscipline dans les établissements d’enseignement post-primaire et secondaire de la ville de Garango au Burkina Faso.

Résumé

Le phénomène de l’indiscipline est une réalité dans les établissements d’enseignement post-primaire et secondaire de la ville de Garango. Cette étude vise à  comprendre les facteurs explicatifs des actes d’indiscipline dans les établissements de Garango. L’étude révèle que l’indiscipline  dans les établissements de Garango  s’explique par des facteurs scolaires  c’est- à-dire ceux qui sont liées au dispositif de formation et des facteurs non scolaires.

Introduction

Depuis plus de deux (2) décennies, le Burkina Faso a connu diverses crises d’ordres sociopolitique et économique récurrentes : récession économique et Programmes d’Ajustements Structurels (PAS) des années 1980-1990,  mutineries de soldats en mars 2011, insurrection populaire en 2014, incivisme à présent en vogue pour ne citer que celles-là. On pourrait dire que c’est dans l’ordre normal des choses si leur ampleur, leur fréquence, leur violence et leur gravité ne menaçaient pas souvent la cohésion sociale et l’existence même de la société.

L‘école Burkinabè, institution sociale, n’est pas épargnée par ce climat d’incivisme ambiant et de défiance de l’autorité prévalant dans la société. Elle subit de plein fouet toutes les répliques de ces crises secouant la société. A vrai dire, le non-respect des règles sociales s’est déporté aussi sur le terrain scolaire et se manifeste par un manque de respect croissant vis-à-vis des textes régissant le fonctionnement des structures éducatives. En effet, force est de constater avec amertume que chaque jour, des cas graves d’indiscipline dans les établissements d’enseignement sont observés ça et là. C’est cela qui nous a conforté nous pencher sur le phénomène de l’indiscipline en prenant comme zone d’étude les établissements de la ville de Garango.

I- Méthodologie de la recherche

La ville de Garango, notre zone d’étude est située dans la province du Boulgou dans la région du Centre-Est du Burkina Faso à dix-huit (18) kilomètres à l’Ouest de Tenkodogo chef-lieu de la région.

Sa population est essentiellement composée d’ethnie Bissa et aussi de peul et de mossi. Elle est était de quarante-cinq mille (45 000) âmes selon les données du Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2006. Garango compte sept (7) secteurs et les principales activités économiques de la population sont l’agriculture, l’élevage, le commerce et l’artisanat. La particularité de la localité demeure le fort taux d’immigration de la jeunesse vers les pays africains et européens.

Au regard de la diversitée notre public cible qui est composé d’élèves, d’enseignants, de parents d’élèves, de responsables centraux et déconcentrés, nous avons opté pour un échantillon aléatoire simple. Ainsi, nous avons les responsables des administrations des établissements qui sont au nombre de soixante (60) et parmi lesquels nous choisirons six (6) chefs d’établissement, quatre (4) censeurs ou surveillants généraux, six (6) conseillers ou attachés d’éducation. Cela représente une proportion de 26,66% de la population totale des administrateurs. Les responsables centraux et déconcentrés qui sont les premiers responsables de chaque structure (DDEPPSG et DPENA Boulgou).

Les enseignants qui sont au nombre de quatre-vingt seize (96) et parmi lesquels nous choisirons quatre (4) par établissement soit un total de vingt-quatre (24), ce qui représente 25% de l’effectif des enseignants des établissements cibles. Les partenaires de l’éducation que sont les parents et les syndicats qui sont regroupés dans des associations et syndicats chez qui nous allons interroger huit (8) membres soit un par Association des parents d’élèves et par syndicat. Les élèves, au nombre de trois mille cent cinquante (3 150) pour les six(6) établissements où l’étude a été menée et parmi lesquels nous choisirons cent cinquante huit (158) élèves soit 5,01% de la population des élèves.

 La recherche documentaire, le questionnaire, le guide d’entretien ont été utilisés pour collecter les données dans le cadre de cette recherche.

II- Présentation et analyse des résultats

2.1. Les facteurs explicatifs de l’indiscipline dans les établissements

2.1.1. Les facteurs  pédagogiques

Ces facteurs sont relatifs à l’organisation et au déroulement des activités pédagogiques. Selon les acteurs que nous avons rencontrés, la mauvaise organisation des activités pédagogiques est un facteur d’indiscipline. Cela est soulevé par 89,37% des acteurs que nous avons interrogés lors de notre enquête de terrain. Pour eux, si les activités ne sont pas organisées de façon rigoureuse, les failles seront exploitées par ceux qui veulent perturber la discipline.

A ce niveau, un emploi de temps truffé d’heures creuses inutiles, porte en lui les germes d’une indiscipline dans la classe et partant dans l’établissement en ce sens qu’au moment des heures creuses, au regard de la faiblesse du taux d’encadrement, les élèves posent des actes qui perturbent les autres classes ayant cours. Les absences et retards injustifiés  de certains encadreurs sont aussi causes d’actes d’indiscipline car un enseignant qui ne vient pas, c’est une classe qui n’a pas cours et qui est en proie aux actes d’indiscipline.

En plus de cela, l’absence de cours d’éducation civique et morale est aussi un facteur favorisant la montée de l’indiscipline dans les établissements d’enseignement de la ville de Garango. A ce niveau, les acteurs estiment que la non-prise en compte de l’éducation civique et morale dans les programmes scolaires du post-primaire et du secondaire constitue un terreau fertile au développement de l’indiscipline, car les notions que les enfants ont souvent reçues à l’école primaire sont assez vite oubliées une fois au post-primaire et au secondaire. Ainsi, des vertus comme le respect des anciens, des enseignants, la dignité, les droits de l’homme, l’intégrité et l’amour du travail bien fait de même que le respect du bien public et le respect des symboles de l’Etat sont abandonnées par les adolescents au profit de vices comme la paresse et la recherche de la facilité.

Outre cela, certains acteurs (enseignants, syndicats, responsables centraux et déconcentrés de l’éducation), estiment à une très forte majorité que l’indiscipline est due au phénomène des pléthores d’effectifs dans les classes et au faible ratio élèves/surveillant. Ils soutiennent qu’avec des classes surchargées d’élèves, l’enseignant n’a pas la possibilité de s’occuper convenablement de tous les élèves. Toute chose qui les prédispose à des situations d’indiscipline. Ils ajoutent qu’avec des classes qui contiennent  souvent plus de quatre-vingt (80) élèves, la marge de manœuvre de l’enseignant devient trop étroite. Il en est de même pour la surveillance qui ne dispose pas souvent de personnel suffisant ou bien former pour bien encadrer les élèves.

A la question de savoir quelles sont les causes de l’indiscipline, le représentant du SNESS dit « l’indiscipline est causée par l’insuffisance des contenus enseignés par certains enseignants » alors que la F. SYNTHER soutient que : «  l’indiscipline est due au dégoût de l’école pour les élèves et à la méconnaissance des exigences du métier d’enseignant par certains professeurs » tandis que la DDEPPSG, affirme : « ce sont les effectifs pléthoriques » qui favorisent l’indiscipline. Et l’APE du lycée départemental de son côté de pointer : «  les mauvaises pratiques pédagogiques ».

2.1.2. Les facteurs organisationnels

Ce sont les facteurs liés à l’organisation du système éducatif et aux textes qui régissent le fonctionnement des établissements. Le faible effectif des personnels d’encadrement et le manque de formation des acteurs sont des motifs d’indiscipline. Dans certains établissements, on constate que le taux d’encadrement est très faible car il n’y a souvent aucun personnel d’encadrement. C’est le chef d’établissement qui est en même temps surveillant[1] tout en donnant cours. Si ce personnel existe dans certains établissements, il est bénévolet souvent sans formation adéquate. Par exemple le ratio élève/surveillant pour l’année 2014-2015 était de 1 surveillant pour 1 077,80 élèves[2]. Pour dire qu’il y a un grand déficit d’encadrement. Les ouvertures d’établissements non planifiées sont aussi des facteurs qui favorisent l’indiscipline. En effet, avec la nouvelle politique visant à rapprocher les établissements des enfants, il a été ouvert un nombre considérable d’établissements alors que le nombre et la qualité du personnel tant enseignant qu’administratif n’a pas suivi le même rythme. D’où des établissements dont le personnel se résume à la seule personne du chef d’établissement. 

Sur le plan des textes, au regard de la gravité des actes de manquement à la discipline, ils s’avèrent inadaptés. Cette position est validée par 87,56% des enquêtées. Pour eux, les textes actuels ne permettent pas aux encadreurs d’exercer l’autorité nécessaire pour une action éducative réussie. On constate avec impuissance que les textes accordent des droits exorbitants aux apprenants sans que leurs devoirs soient proportionnels aux droits accordés. Ce qui fait d’eux des « rois » et les porte à narguer les encadreurs.

Une autre situation est le non-respect des textes régissant le fonctionnement des établissements d’enseignement post-primaire et secondaire tel que le règlement intérieur ; on constate que les textes sont foulés au pied par tous les acteurs si bien que l’école est devenue une zone de non-droit où « la raison du plus fort est toujours la meilleure »comme le dit Jean de la Fontaine. La raison se gagne par « l’argument de la force et non par la force de l’argument ». Ainsi, de l’élève au parent d’élève en passant par l’administration scolaire et les enseignants, personne ne manifeste une ferme volonté à appliquer à la lettre le règlement intérieur qui a pourtant tout prévu pour un bon fonctionnement des établissements. Cela amène par ricochet un dysfonctionnement des instances comme le comité de recrutement, le conseil de classe, le conseil de discipline, le comité de gestion. De nos jours, il n’est pas rare de voir des acteurs s’opposer ouvertement à la tenue d’une instance rien que pour protéger des intérêts égoïstes. En témoigne le cas des élèves du lycée de Gounghin dans le Kouritenga qui ont incendié les biens de leurs encadreurs le 16 mai 2016 pour empêcher la tenue d’un conseil de discipline prévu pour le lendemain.

Le mode de recrutement des élèves dans les établissements d’enseignement est aussi pointé du doigt par certains acteurs. Si dans les établissements publics, les instances comme le conseil de recrutement fonctionnent de façon satisfaisante et permettent de filtrer les dossiers à travers un examen minutieux et la réalisation d’enquêtes préalables sur les élèves avant de les recruter, dans les établissements privés, le non-fonctionnement de ceux-ci ou la recherche de gain fait que des précautions ne sont pas souvent prises. Ce qui fait qu’on recrute souvent des élèves qui ont été exclus d’autres établissements pour des raisons d’indiscipline ou de mauvais comportements.

En plus, le manque de coordination ou d’organisation entre les équipes d’encadrement et enseignante peut aussi être une cause des manquements à la discipline dans les établissements scolaires. A ce niveau, les partenaires, l’administration et les enseignants  doivent être soudés et organisés entre eux afin que le contrôle de la conduite et des actions des élèves soient le plus rigoureux possible.

Sur la même question des causes de l’indiscipline, le SNESS dit « les gens ignorent les textes, il y a un manque de communication entre les acteurs, il n y a pas aussi de gestion participative des établissements et  il y a aussi l’incertitude des perspectives à la fin des études ». La F.SYNTHER soutient  que « c’est la méconnaissance du règlement intérieur, la négligence et le manque de contrôle de l’administration qui expliquent l’indiscipline ». De son côté, le DPENA Boulgou, dit «  l’absence réelle de cadre d’échange, la non fonctionnalité des structures et l’absence de rencontres périodiques » favorisent la montée de l’indiscipline. L’APE LD Garango quant à elle dit : « le manque de communication entre les acteurs, le mauvais management, le défaut ou l’insuffisance d’implication des différents acteurs dans la gestion des établissements, et la mauvaise gestion des ressources financières, matériels et humaines des établissements sont causes d’indiscipline dans les établissements ».

2.2.Les facteurs externes de l’indiscipline

2.2.1.Les facteurs politiques           

Un effectif de cent quatre-vingt treize(193) personnes sur deux-cent huit que nous avons rencontré s’est prononcé sur la question des facteurs sociaux et politiques de l’indiscipline.

Parlant des causes sociales et politiques, nous pouvons tout d’abord souligner l’instrumentalisation des élèves lors des activités politiques et pour des luttes syndicales. En effet la manipulation des élèves par les politiciens et les organisations syndicales est une pratique assez courante mais elle s’est accentuée ces dernières années surtout après l’assassinat du journaliste Norbert Zongo en 1998 et la baisse de l’implication de l’Etat dans le secteur de l’éducation. Un effectif de 155 acteurs soit un pourcentage de 80,31% soutient que les politiciens instrumentalisent les élèves. Ces derniers sont alors descendus les deux pieds dans l’arène politique et syndicale car les uns et les autres ont vite pris conscience de leur force de frappe, si bien qu’ils sont devenus des acteurs importants de l’animation de la vie sociale du pays. Ils se sont vus attribuer une mission de réparateurs de torts et de dénonciateurs des tares de la société. Depuis donc 1998, les élèves ne cessent de donner de la voix pour exiger que lumière soit faite sur telle ou telle affaire où des élèves ont été victimes comme les affaires « Flavien Nébie, Sidiané et Zigani, Justin Zongo ». Les élèves sont aussi souvent utilisés par les hommes politiques. C’est ainsi qu’il n’est pas rare de voir dans nos établissements la création de cellule politique de tel ou tel parti politique, ou des affrontements de groupes politiques rivaux par groupes d’élèves interposés ce qui donne souvent lieu à des actes d’indiscipline dans les établissements.

C’est aussi eux que les enseignants utilisent souvent pour avoir rapidement ce qu’ils réclament à leur employeur. C’est ainsi que les élèves se trouvent impliqués dans les grèves d’enseignants pour porter les revendications corporatistes de ces derniers au niveau local ou national.180 acteurs soit 93,26% sont d’avis que les enseignants manipulent les enfants.

Une autre raison est la démission des parents et la faillite collective de la société selon 93,26% des acteurs. De nos jours, on se rend compte que les parents ne font plus leur travail de base dans l’éducation des enfants dans la famille. Les enfants sont abandonnés à eux-mêmes ou à des personnes non autorisées qui, au lieu de les éduquer, les « élèvent ». A ce niveau, la plupart des parents sont préoccupés par la recherche de richesses matérielles et les enfants sont éduqués par les nourrices, les pairs et la rue.

A côté de cela, il y a la perte des valeurs sociales qui étaient le socle du contrat social pour une vie harmonieuse. Ainsi, constate-on une perte des repères par la jeunesse. Ce qui était interdit autrefois ne l’est plus et chacun fait à sa tête. La société a fait croire aux jeunes que la valeur d’un homme se mesure plus par son avoir que par son savoir, sa sagesse. Certains vont même soutenir qu’ils respectent mieux« celui qui possède quarante millions que celui qui a quarante ans ». Par exemple, le respect des anciens, de la vie, des savants, de la parole donnée et des dépositaires de l’autorité coutumière et religieuse n’est plus assuré. Les violences contre les personnes vulnérables sont devenues banales. Le cas des élèves des établissements de Niangoloko dans les Cascades où des élèves tiennent tête à leurs parents et à l’Etat durant l’année 2016-2017 vient nous démontrer cela.                    

En outre, l’influence des médias et de certains supports véhiculant des messages à l’endroit de la jeunesse est aussi signalée comme facteur favorisant des actes de manquement à la discipline dans les établissements. En effet, les jeunes entendent et visionnent un certain nombre d’images et d’informations qui sont violentes si bien que la violence est devenue banale à leurs yeux. Ils tentent donc de les imiter pour se mettre en « valeur ». La télévision, la radio, les journaux et l’internet véhiculent de nos jours un flot très important d’images et d’informations de tous genres qui, à force d’être vues et entendues, tentent les élèves à l’essai.

Sur les facteurs externes, l’APE du lycée Sion dit « c’est la télé, la radio, l’internet, et «facebook» qui ont gâté nos enfants » alors que la DDEPPSG  dit « les parents ont démissionné et les professeurs sont devenus très intolérants et il y a trop de conflits dans nos familles ». Pour l’APE du lycée Tokida, « on ne respecte plus les adultes et les professeurs, c’est l’argent qui fait tout ».

2.2.2.  Les facteurs économiques

Sur deux cent huit (208) personnes enquêtées, cent quatre-vingt-treize(193) ont donné des réponses à nos questions sur les facteurs économiques. Aux dires des acteurs que nous avons interrogés, 89,37% estiment que les facteurs économiques favorisent l’indiscipline dans les établissements d’enseignement de la ville de Garango.

La démission de l’état est un facteur qui entre en ligne de compte dans les actes d’indiscipline au niveau des établissements. Une proportion de 86,52% des acteurs a reconnu cela. En ne faisant pas face au minimum de responsabilité qui lui incombe, l’Etat laisse la porte ouverte à toutes sortes de revendications donnant lieu souvent à des actes d’indiscipline dans les établissements. En effet, la non-dotation en moyens matériels, humains et financiers a toujours été l’occasion pour organiser des manifestations qui engendrent des actes d’indiscipline. Les grèves pour réclamer des enseignants, des matières d’œuvre et les moyens financiers sont des cas qui datent de mars-avril 2016.

Pour 95,85% des personnes enquêtées, l’inadaptation des infrastructures scolaires est aussi une des causes de l’indiscipline. Le constat est que la plupart des établissements scolaires ne répondent pas aux normes qui veulent que chaque établissement soit clôturé afin d’offrir un cadre tranquille et sain aux acteurs de l’action éducative. Mais, combien d’établissements sont clôturés ? Au niveau régional, sur 222 établissements qui existaient en 2014-2015 seulement 17 étaient clôturés et 205[3] ne l’étaient pas. Quant à la ville de Garango, sur 11 établissements seuls 4 sont clôturés[4]et tous du privé. Dans bon nombre d’établissements, l’absence de clôture rend difficile le contrôle des entrées et des sorties et donc des retards et des absences. Les établissements ressemblent plus à des marchés où chacun y rentre et en ressort comme il veut.

Sur les facteurs explicatifs, la DDEPPSG dit «c’est la mauvaise gestion des ressources humaines, matérielles et financières des établissements par l’administration qui provoque des troubles ». Au regard de la complexité du phénomène, quelles sont donc les conséquences de l’indiscipline dans les établissements d’enseignements de la ville de Garango?

Conclusion

Nous dirons que la recherche sur la question de l’indiscipline dans les établissements d’enseignement est très passionnante  et d’utilité pour le système éducatif. Loin de nous la prétention d’épuiser la problématique de l’indiscipline dans les établissements, mais nous espérons avoir apporté notre pierre à la compréhension du phénomène et à la recherche de solutions pour y remédier. En tout état de cause, la réflexion qui a été faite sur le sujet bien avant nous et que nous n’avons fait que prolonger modestement se poursuit et est loin de s’arrêter là.  À notre sens, il faudra multiplier ce genre d’étude afin de rendre le milieu scolaire plus agréable à vivre pour les acteurs.

En vue de combattre l’indiscipline, nous proposons la restauration de l’autorité de l’Etat Burkinabè à la prise en compte de l’enquête de moralité au niveau de tous les concours de la fonction publique en passant par le renforcement de la formation des enseignants avec des modules en sciences humaines et en psychologie plus approfondis, la mise en place d’un « observatoire » de la conduite et de la discipline dans les établissements scolaires.

Bibliographie

  1. Calendreau L. (2009). Pouvoir et autorité en éducation, Paris, l’harmattan.

2 .Raynal F., Rieunier A. (2009). Pédagogie, dictionnaire des concepts clés : apprentissage, formation 7è édition revue et augmentée, Paris.

  1. Bourdieu P. et Passeron J C. (1970). La reproduction, Paris, Editions de Minuit.
  2. Filloux J C. (2002). Analyse de l’œuvre d’Emile DURKHEIM, Education et Sociologie, Paris.
  3. MENA. (16 juin 2016). Communication au CES, Thème : « violences et incivisme en milieux scolaire et estudiantin au BF : Causes, Conséquences, Menaces et Solutions », Ouagadougou.
  4. Ministère des droits humains et de la promotion civique. (30 et 31 mai 2013). « Rapport du forum national sur le civisme », Ouagadougou.
  5. MESS. (mai 2012). « Rapport final de l’étude sur la violence en milieu scolaire au Burkina Faso », Ouagadougou.
  6. MESS. (2014-2015). « Annuaire statistique », Ouagadougou.
  7. CNPVE. (septembre 2013). « Document de plaidoyer pour une école sans violence ».
  8. Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique. (Juin 2015). « Plan d’actions 2015-2017 de mise en œuvre des recommandations du forum national sur le civisme », Ouagadougou.
  9. Ministère en charge des droits humains. (2015). « Le manuel du citoyen », Ouagadougou.
  10. Désiré N. POUSSOGHO. (2015-2016). « Cours de méthodologie de recherche en sciences de l’éducation ».
  11. Loi n°013-2007/AN portant loi d’orientation de l’éducation au Burkina Faso

[1] Agent de la vie scolaire

[2] Extrait des données de l’annuaire statistique 2014-2015 DGESS/MESS.

[3] Tirés des données de l’annuaire statistique 2014-2015 DGESS/ MESS

[4] Observation directe sur le terrain

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