Accueil Société Burkina: «les fausses informations sur les réseaux sociaux, fille aînée du terrorisme», ministre...

Burkina: «les fausses informations sur les réseaux sociaux, fille aînée du terrorisme», ministre porte-parole du gouvernement

Le ministre en charge de la Communication Ousséni Tamboura (au milieu tenant le micro)

Le ministre burkinabè de la Communication et des Relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, Ousséni Tamboura, a appelé «les fausses informations» sur les réseaux «fille aînée du terrorisme». C’était au cours de la conférence inaugurale du «Refresher Bobo 2021» de l’Union catholique africaine de la presse (UCAP) Burkina tenu le 9 septembre 2021 à Bobo-Dioulasso où le ministre était le conférencier.

Le ministre de la Communication et des Relations avec le parlement porte-parole du gouvernement, Ousséni Tamboura, a participé à la conférence inaugurale du «Refresher Bobo 2021» de l’Union catholique africaine de la presse (UCAP) Burkina organisée le 9 septembre dernier à Bobo-Dioulasso sous le thème: «Médiatiser sans promouvoir l’insécurité: rôle et devoir des journalistes et des médias». Se prononçant sur le sujet, le ministre porte-parole du gouvernement a lancé sans détour que les fausses informations sur les réseaux sociaux sont la «fille aînée du terrorisme», indiquant que celles-ci touchent le moral des troupes et font de ce fait «autant de dégâts que les armes des terroristes».

Le ministre en charge de la Communication a souligné que c’est dans ce cadre que le Code pénal a été modifié en vue de «se donner les moyens de ne pas affaiblir la lutte», ce qui est loin selon lui de restreindre la liberté de la presse.  M. Tamboura a déclaré que la guerre contre le terrorisme est aussi «une guerre d’information» et invité les Hommes de médias à s’y engager en respectant l’éthique et la déontologie de leur métier.

Le porte-parole du gouvernement a profité de l’occasion pour expliquer au public le mécanisme de traitement de l’information officielle qui peut mettre, selon lui, environ  deux heures 30 minutes avant d’être fournie.  «En cas d’attaque par exemple, la source qui est l’autorité la plus proche, dispose de 15 minutes pour nous donner l’information de façon numérique (…). Nous avons 30 à 45 minutes pour recouper l’information. L’événement est ensuite soumis pour analyse à deux cellules qui disposent de 30 minutes pour nous proposer le type de communication adaptée. On décide ainsi du texte qu’il faut envoyer en primeur (…). En principe, à une heure quinze minutes (1h15mn), ceux qui sont dans notre centre de diffusion doivent avoir l’information brute. En 2h30 mn, nous pouvons fournir l’information officielle», a ainsi détaillé le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Ousséni Tamboura.

Siaka CISSE (Stagiaire)

Laisser un commentaire