Accueil A la une Burkina: reprise du dialogue politique entre la majorité et l’opposition

Burkina: reprise du dialogue politique entre la majorité et l’opposition

Le président du Faso, Roch Kaboré

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a rencontré ce jeudi 17 juin 2021, au palais de Kosyam, la majorité et l’opposition politique pour échanger sur la situation de la Nation ces deux derniers mois par la recrudescence des attaques armées qui ont fait officiellement 132 morts le 5 juin dernier.

Le chef de l’Etat burkinabè, réélu pour un deuxième mandat le 22 novembre dernier, a repris ce jour au palais présidentiel, langue avec les responsables de la classe politique qui se sont inscrits dans la mouvance ou dans l’opposition. Ce rendez-vous devra permettre à la majorité et à l’opposition d’échanger sur les préoccupations du pays afin de leur trouver des réponses en phase avec l’intérêt national

Ainsi, durant trois jours, environ une cinquantaine de dirigeants de formations et partis politiques, vont s’accorder sur les différents points en lien avec la vie de la nation en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations.

Après avoir, lors de l’ouverture, rappelé que le Burkina Faso est encore « sous le choc de l’odieux massacre humain perpétré par les terroristes à Solhan », une localité située au nord du pays, le président Kaboré a noté avec force que le « contexte appelle notre engagement total dans cette phase cruciale de la vie de la Nation ».

Au cours de ces trois jours d’échanges, la majorité et l’opposition devront s’accorder pour définir les modalités en vue de l’organisation des élections municipales sereines, transparentes et consensuelles prévues pour mai 2022. A cet effet, les participants à ces débats devront s’entendre sur des points pour réviser le Code électoral.

Le président du Faso s’est d’ailleurs «engagé à mettre en œuvre les conclusions consensuelles», une fois cette démarche participative respectée.

Les adversaires politiques au Burkina passeront en revue les points dont la situation sécuritaire, la relecture à minima du Code électoral dans la perspective des élections locales de mai 2022, le vote dans les zones à fort défi sécuritaire et celui des déplacés internes, le quota genre, le projet de relecture du Code général des collectivités territoriales et le projet de redécoupage du territoire national.

Par Bernard BOUGOUM

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