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Burkina: un colloque pour réfléchir sur la gestion des ouvrages d’eau potable

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Colloque national sur les modèles de gestion efficace du service d'eau potable

L’Organisation non-gouvernementale IRC, en collaboration avec le ministère burkinabè de l’Eau et Assainissement et de l’Unicef, tient du mercredi 18 au jeudi 19 octobre 2017 à Ouagadougou, un colloque pour réfléchir sur la problématique de la gestion des ouvrages d’eau potable au Burkina.  

Au cours de ce colloque, les participants de réfléchissent en vue de trouver « des solutions à cette problématique de gestion des ouvrages d’eau potable », a confié le secrétaire général du ministère de l’Eau et Assainissement Alassoum Sori représentant le ministre Ambroise Ouédraogo.

« Au Burkina Faso il y a des efforts qui ont été faits dans la réalisation physique des ouvrages d’adduction d’eau potable en milieu urbain et semi-urbain (mais) il se trouve que nous avons aussi beaucoup de difficultés au niveau de la gestion durable de ces ouvrages », a affirmé M. Sori pour qui ce colloque permettra de répondre à cette préoccupation.

Les échanges durant les deux jours entre les participants au colloque porteront « sur le développement, le maintien et l’amélioration du service public, les responsabilités mutuelles des parties prenantes, autorité publique, exploitants et usagers, la planification stratégique et la gestion du service public d’eau potable à l’échelle communale ou intercommunale ».

« Dans notre pays nous avons réalisé 58 000 points d’eau potable. Au cours de ces dernières années nous avons pu améliorer la maintenance de ces ouvrages jusqu’à un taux de 80% », a confié M. Sori qui annonce le « développement d’un partenariat avec le privé » pour la maintenance des ouvrages.

Pour le ministère en charge de l’Eau et de l’Assainissement, « l’un des grands défis du secteur est d’inventorier les expériences au niveau local et international dans l’optique de transformer l’information en connaissance. Pour ce faire il nous appartiendra de capitaliser les savoir-faire locaux existant pour générer des connaissances à partir de la recherche en influençant les Universités, les ONG, Organisations internationales, les centres de recherche ».

La représentante de l’Unicef au Burkina, Anne Vincent

Selon la représentante de l’Unicef au Burkina, Anne Vincent, « le réchauffement climatique impose de penser à l’eau comme à une ressource de plus en plus rare et à laquelle un accès équitable devient chaque jour une préoccupation plus grande ». Elle informe qu’elle reste « convaincue que la recherche est le moyen le plus sûr d’identifier les solutions aux problèmes du secteur et souhaite une participation plus active des chercheurs au dialogue sectoriel ».

Par Daouda ZONGO

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