Accueil A la une CAN 2021: coup de tonnerre dans le ciel camerounais!

CAN 2021: coup de tonnerre dans le ciel camerounais!

Le capitaine Ryad Mahrez et les Fennecs d'Algérie, rentrent à la maison, la queue entre les pattes

Un petit point, un petit but, un petit tour et puis s’en va! Ainsi prend fin au Cameroun, la courte promenade des champions d’Afrique en titre, explosés lors du match qu’il ne fallait pas perdre. En effet, les Fennecs d’Algérie sont sortis, la queue entre les pattes, de la 33e édition de la Coupe d’Afrique des Nations qui amorce sa décantation, après les premières rencontres surprises d’entrée dans la compétition. C’est sans état d’âme que les Eléphants de Côte d’Ivoire, de toute leur masse volumique, ont marché sur les Fennecs algériens désorientés, leur boussole, Ryad Mahrez, le virevoltant attaquant de Manchester City, ayant perdu le nord dès la rencontre d’ouverture contre les Leones Stars de la Sierra Leone. Les renards des sables du Sahara sans défense, ont, ainsi, été écrasés par des Eléphants ivoiriens qui, eux, étaient toutes défenses dehors.

Sur les 90 minutes de jeu, le vaillant chef de meute, Serge Aurier et le reste du troupeau de pachydermes, n’ont jamais douté. Pas même lorsque le capitaine des Fennecs, Mahrez, s’est présenté seul face à Badra Ali Sangaré, le tout frais orphelin de père et auteur d’une grosse bourde qui leur a coûté deux points face à la Sierra Leone pour la 2e journée. Les Eléphants n’ont jamais tremblé! Et le pénalty, bien que frappé avec art, a été repoussé par le poteau ivoirien. C’était écrit, les tenants du titre ne poursuivront pas la compétition. La sortie précoce des super favoris algériens, qui était une revanche pour leurs adversaires du jour qu’ils avaient éliminés, aux tirs au but, en quart de finale de la CAN 2019, était actée.

Comme toutes les autres CAN, celle du Cameroun a commencé à livrer ses surprises, avec les renvois à la maison du Ghana des décevants frères Ayew et de l’Algérie des non moins ternes poulains de Djamel Belmadi.  La CAN 2021 étale également ses sensations, avec la qualification, pour les 8e de finales, des sympathiques et séduisants Comoriens, celle des Gambiens qui, pour leurs premiers pas à la CAN, terminent avec 7 points, soit le même nombre de points que le Mali avec qui ils accèdent au 2e tour et celle des Equato-Guinéens qui franchissent ce premier pallier, là où ont été coincés dans les mailles du filtre, des «grands» comme l’Algérie et le Ghana et où sont passés difficilement, le Sénégal de Sadio Mané, l’Egypte de Mohamed Salah, le Maroc de Achraf Hakimi, la Guinée de Nabi Keïta, la Tunisie de Wahbi Khazri, etc.

Un nivellement des valeurs qui met en évidence, dans le gotha du football africain, Capverdiens, Malawites, Comoriens, Burkinabè, Gambiens et tous les autres, qui jouent crânement leurs chances, totalement décomplexés. Et c’est tant mieux pour un tournoi qui doit éviter la routine tout en conservant toutes ses couleurs et la magie d’un football africain dont les joueurs font les beaux jours des championnats, anglais, espagnols, italiens, turcs, français, etc. Surtout que le Covid-19 a rebattu les cartes en exposant davantage les sportifs et en diminuant fortement l’affluence dans les stades. Preuve en est donnée par les belles enceintes sportives construites par le Cameroun, mais désertées par le public, qui, selon certaines sources, compte de nombreux antivax du Covid-19 et, peut-être refroidi aussi par les tests anticovid récurrents. Mais le respect des gestes barrière, c’est bien le prix à payer pour ne pas transformer la fête en cluster géant et donner raison à ses détracteurs qui ont vainement tenté de l’annuler ou d’empêcher les géants du football africain de l’illuminer de toute leur classe.

La certitude est que de nouvelles étoiles vont briller au firmament du foot africain, comme le témoigne cette CAN qui bat son plein au pays des anciennes gloires comme Roger Milla, Joseph Antoine Bell, Samuel Eto’o Fils, Rigobert Song, et Patrick Mboma, pour ne citer que ceux-ci. Reste à espérer que la suite de la CAN 2021 soit plus prolifique en buts, le début ayant été assez fade et, à quelques exceptions près de matchs, d’une pauvreté effarante en réalisations et autres actions de génie. En tout cas, les différentes confrontations au programme pour ce deuxième round paraissent, pour la plupart déséquilibrées. Mais ce n’est que sur le papier, car la réalité du gazon vert est bien loin des palmarès glorieux sur lesquels dorment certaines nations dites de football.

Par Wakat Séra 

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