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CAN 2021/ Etalons « testés » positifs à la Covid-19: il est temps que le Burkina ne se laisse plus marcher dessus!

Les Etalons éliminés en demi finale contre les Pharaons en 2017 au Gabon

Selon des analyses de tests covid-19, le défenseur central Edmond Tapsoba, taulier de l’équipe nationale du Burkina, le jeune attaquant prometteur Dango Ouattara, Oula Abass Traoré, le milieu de terrain Saidou Simporé, et Soumaïla Ouattara de même que le sélectionneur Kamou Malo et un membre de son staff, ont tous été testés positifs à la Covid-19. Simple coïncidence à quelques heures seulement du coup d’envoi du match d’ouverture entre le Cameroun et le Burkina Faso?

Ce n’est pas ce que pense la partie burkinabè, qui à travers son équipe médicale, a remis en cause la fiabilité des tests effectués. Elle souligne en effet, des imperfections, indiquant que le protocole sanitaire des tests n’a pas été respecté. De surcroît, rappelle, la délégation burkinabè, une première équipe médicale était arrivée plutôt dans l’hôtel des Etalons, mais qu’après vérification, il a été découvert que cette équipe n’était pas reconnue par la Confédération africaine de football (CAF). Autant d’éléments qui laissent croire à une manœuvre pour déstabiliser l’équipe burkinabè et la priver des acteurs clés pour ce match d’ouverture. Même s’il n’est pas exclu que ces joueurs soient des cas contact pour avoir été avec Issouf Dayo et deux autres co-équipiers (Kyliam et Dramane Nikiéma) qui avaient été testés positifs à Abu Dhabi.

Il faut rappeler que le Burkina Faso est constamment confronté à ce type d’agitations qui ont le plus souvent perturbé la sérénité de l’équipe. L’on se rappelle encore les nombreuses tentatives entreprises à l’époque par l’Algérie, qui devait jouer son match retour des éliminatoires du mondial contre le Onze national, pour soit faire changer l’arbitre de la rencontre, soit pour faire jouer le match sur une pelouse pourtant dégradée et quasiment impraticable.

En remontant dans le temps, l’on se souvient du match entre les deux équipes en 2013 qui était  pourtant décisif pour la qualification au mondial Brésil 2014. La rencontre qui se disputait en terre algérienne, avait été entachée d’énormes erreurs arbitrales au détriment du Burkina Faso et s’était soldée par une victoire 1-0 des Fennecs qui avaient ainsi validé leur billet pour le mondial.

Les erreurs arbitrales sont certes un fait dans le football, mais ce qui est suspect et inadmissible, c’est le fait que ces erreurs soient toujours contre le Burkina Faso. Il est donc important que les dirigeants burkinabè du football, notamment sa Fédération, comprennent que le football ne se joue pas que sur le terrain, mais aussi en coulisse, en faisant preuve de souveraineté et à œuvrer à faire porter sa voix.

C’est ce que des Fédérations comme celles du Sénégal ont montré en réussissant à faire rejouer le match des Lions de la Teranga contre les Bafana Bafana de l’Afrique. Ce match qui se disputait pour le compte des éliminatoires du mondial Russie 2018 avait vu le Sénégal perdre 2-1, le 12 novembre 2016 en Afrique du Sud suite à des erreurs arbitrales. Un certain Burkina Faso était dans ce même groupe que le Sénégal. La défaite des Sénégalais faisant l’affaire des Burkinabè, ces derniers avaient contesté la décision de la FIFA de faire rejouer le match contre l’Afrique du Sud. Mais le Sénégal, par la force de frappe de sa Fédération qui avait plaidé sa cause auprès de l’instance internationale du football, avait finalement obtenu gain de cause. Les Lions de la Teranga avaient remporté le match rejoué et validé leur ticket pour la Russie 2018.

La Fédération burkinabè de football a tout intérêt à redorer son blason en épargnant la sélection nationale de telles manipulations qui ne l’honorent guère. Le milieu du football requiert, à l’image des relations internationales, de la diplomatie et  aussi de la souveraineté de la part des acteurs dirigeants. Pour le cas présent, les responsables du football burkinabè doivent monter sur leurs grands chevaux, que dis-je, sur leurs grands Etalons pour éviter que le groupe soit déstabilisé sur des aspects hors du terrain. *Nan Laara, an Sara ! En un mot comme en mille, il est temps que les dirigeants du football burkinabè comprennent cette réalité et qu’ils cessent de se laisser marcher dessus!

Par Siaka CISSE (Stagiaire)

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