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Un réseau de traite d’êtres humains et de proxénétisme démantelé

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La police sénégalaise a démantelé un réseau de traite d’êtres humains et de proxénétisme à Kédougou et déféré deux personnes au parquet du Tribunal de Grande Instance, selon un communiqué ce jeudi 23 juillet 2026.

Selon l’information de la police sénégalaise, les mis en cause sont poursuivis pour «association de malfaiteurs, ouverture et exploitation d’un débit de boissons sans autorisation administrative, proxénétisme, traite de personnes par exploitation sexuelle et par le travail, ainsi que complicité de traite».

C’est suite à une alerte d’une source anonyme que la police a mené son opération à travers l’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) qui a été informée de la présence d’une jeune fille d’origine nigériane, victime d’un réseau d’exploitation, dans le quartier de Lafia (Kédougou).

«L’investigation initiale révèle un schéma criminel bien rodé. La passeuse principale (basée à Kharakhéna), a organisé le voyage clandestin de la victime depuis le Nigéria vers le Sénégal. Elle lui a imposé une dette fictive de 1 000 000 FCFA au titre des prétendus frais de transport. La complice/exploitante (basée à Lafia), propriétaire d’un bar clandestin flanqué de trois chambres attenantes, a pris en charge la victime transférée depuis Kharakhéna pour l’assujettir à la prostitution forcée», relate la police.

Selon les aveux des prévenus sur la première victime, après que ses ravisseurs aient déjà réussi à lui extorquée 700 000 FCFA sur une somme d’un million de FCFA, les malfrats lui soumettaient «à une exploitation particulièrement violente». Cette victime subissait une double peine sous prétexte d’amortir ses frais de voyage. «Elle était contrainte à un travail forcé et non rémunéré dans le restaurant de 7h00 à 20h00, avant d’être forcée de se prostituer la nuit venue», explique la police.

À l’issue des gardes à vue et de la clôture de la procédure d’enquête préliminaire, l’ensemble des mis en cause a été présenté devant l’autorité judiciaire pour l’engagement des poursuites pénale.

Par Wakat Séra