Le quatrième vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), Justin Koné Katinan, a été placé en garde à vue, le mercredi 9 septembre 2026, après plusieurs heures d’audition à la préfecture de police d’Abobo, à Abidjan. L’information a été rapportée par le quotidien ivoirien Le Temps.
La procédure judiciaire visant Justin Koné Katinan franchit un nouveau cap. Convoqué sur instruction du procureur de la République, le responsable du PPA-CI a été placé en garde à vue, le mercredi 9 septembre 2026, à l’issue de plusieurs heures d’audition dans les locaux du Service des Enquêtes générales de la préfecture de police d’Abobo.
Selon le média Le Temps, Koné Katinan a été entendu en présence de ses avocats, après s’être présenté à la convocation avec son conseil, conformément aux dispositions de l’article 90 nouveau du Code de procédure pénale.
Cette procédure fait suite à une plainte déposée par le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Le responsable politique est notamment visé pour des faits présumés de «diffamation», d’«injures» et de «diffusion de fausses nouvelles».
Les griefs portent sur des déclarations faites par Koné Katinan lors de la Tribune du PPA-CI organisée le jeudi 3 septembre 2026 à Abidjan-Cocody, autour du thème: «l’orpaillage en Côte d’Ivoire: de la clandestinité à l’illégalité».
Au cours de cette rencontre, le dirigeant du PPA-CI avait mis en cause la responsabilité du pouvoir dans la progression de l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire. Il avait également évoqué des accusations de «trafic de drogue», de «blanchiment d’argent et d’orpaillage», qu’il attribuait à des réseaux qu’il disait liés au pouvoir.
Dans son exposé, Koné Katinan avait, par ailleurs, situé les racines du phénomène de l’orpaillage clandestin dans la crise politico-militaire de 2002. Il avait notamment établi un rapprochement entre les activités de contrebande d’or et d’autres ressources minières dans les zones alors contrôlées par les Forces nouvelles et l’extension ultérieure de l’exploitation clandestine.
Pour étayer ses déclarations, le responsable politique s’était appuyé sur différents travaux de recherche ainsi que sur des rapports internationaux.
Ces propos ont provoqué la réaction du RHDP, qui a décidé d’engager des poursuites judiciaires contre le quatrième vice-président du PPA-CI.
Avant son audition, la direction du PPA-CI avait affiché son soutien à son responsable. Des groupes de militants s’étaient également mobilisés aux abords de la préfecture de police d’Abobo pendant que Koné Katinan se présentait devant les enquêteurs accompagné de ses avocats.
Avec ce placement en garde à vue, le dossier prend une nouvelle dimension judiciaire. Ses prochaines évolutions seront particulièrement scrutées dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions entre le PPA-CI et le RHDP.
Par Valentin SOMANDE







































