Une internaute identifiée «T.M» a été déférée en Côte d’Ivoire, pour «diffamation», «atteinte à l’image» et «incitation au trouble à l’ordre public» après avoir accusé sans preuves des personnalités politiques et religieuses de cacher l’opposant Guillaume Soro, selon une note de la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) en date du mardi 2 septembre 2025.
Une internaute, identifiée sous les initiales «T.M», a été interpellée et déférée devant le parquet pour «diffamation», «atteinte à l’image» et «incitation au trouble à l’ordre public», après avoir publié des vidéos accusant des personnalités politiques et religieuses de cacher l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro.
Cette note du mardi 2 septembre 2025 de la PLCC, rattachée à l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI), a indiqué que l’intéressée a reconnu être l’auteure des publications incriminées. Elle a toutefois admis ne disposer d’aucune preuve pour étayer ses affirmations, invoquant un «don de voyance».
Parmi les personnes visées figurait Jean-Marc Yacé, maire de Cocody, accusé dans une vidéo d’être impliqué dans des activités criminelles visant à «déstabiliser le pouvoir en place». L’élu a aussitôt saisi la PLCC, qui a ouvert une enquête.
Les investigations ont abouti à l’interpellation de «T.M», dont les vidéos, largement relayées sur les réseaux sociaux, portaient atteinte à l’honneur et à la réputation des personnalités mentionnées, selon l’ANSSI.
Au terme de la procédure, la mise en cause a été déférée pour «diffamation», «atteinte à l’image» et «incitation au trouble à l’ordre public», conformément à la loi relative à la lutte contre la cybercriminalité.
«Sur les réseaux sociaux, lancer des accusations sans fondement est devenu une tendance. En dépit des nombreuses campagnes de sensibilisation menées par l’ANSSI, et des sanctions juridiques prévues, certains persistent dans cette pratique, se confortant dans la liberté qu’offre internet», a déploré toutefois l’agence dans sa note.
Les autorités rappellent que la liberté d’expression en ligne «ne saurait justifier la propagation d’accusations mensongères ou infondées».
Par Valentin SOMANDE (Stagiaire)




























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