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Coupures et délestages de la SONABEL: « Techniquement, ce n’est pas leur faute » (société civile)

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Les premiers responsables de la SONABEL ont échangé avec des OSC

Les premiers responsables de la Société nationale burkinabè de l’électricité (SONABEL) avec en tête le directeur général, François De Salle Ouédraogo, ont échangé avec des organisations de la société civile (OSC) à propos de la gestion de la période de chaleur qui rime avec coupures et délestages. De l’avis de certains participants dans les rangs des OSC, « techniquement, ce n’est pas leur faute ».

Le face à face entre la direction générale de la Société nationale burkinabè de l’électricité (SONABEL) et des organisations de la société civile a donné l’occasion à ces dernières de poser des préoccupations, formuler des questions et faire des suggestions en tant que consommateurs et structures de veille.


Le représentant du Mouvement citoyen pour l’ancrage de la démocratie (MOCAD), Rahouf Bayiré, demande à la SONABEL d’aller au-delà des discours techniques

« On est obligé d’accepter ce qu’ils ont dit parce que techniquement, ce n’est pas leur faute », a affirmé le représentant du Mouvement citoyen pour l’ancrage de la démocratie (MOCAD), Rahouf Bayiré. Cependant, il demande à la SONABEL d’aller au-delà des discours techniques et prendre de mesures fortes pour répondre aux besoins de la population.

Ainsi, un participant à la rencontre, dit avoir appris que des clients ont des crédits énormes de la SONABEL. Pour lui si ces crédits sont encaissés, la Nationale de l’électricité aurait les moyens de faire des investissements pour que cessent les délestages. Le directeur général en réaction a fait savoir qu’un dispositif existe déjà pour réclamer l’argent que certains doivent à la SONABEL.

Les machines de la SONABEL tombent souvent en panne et elle commande des pièces, or cela prend du temps. Pourquoi ne pas anticiper,  s’est interrogé un autre participant. A en croire François De Salle Ouédraogo, anticiper revient à faire de l’entretien préventif qui conduira à changer des pièces à l’avance pour éviter les suspensions de la fourniture de l’électricité à cause des pannes. Cela reviendra cher, selon les propos de M. Ouédraogo, pour qui, cela va jouer sur le prix de l’électricité, or l’énergie coûte déjà cher au Burkina Faso.

Rakieta Zoungrana, membre de l’Aube du Faso, n’est pas à « 100% satisfaite parce que je me dis qu’à chaque année, c’est le même refrain

Pour la gestion de la période de chaleur, moment de délestages, en plus d’appeler à l’économie de l’énergie, la SONABEL a fait savoir qu’elle a invité certains grands consommateurs comme les miniers et les cimentiers de quitter le réseau pendant la période « difficile », puisqu’ils ont la possibilité de produire leur énergie. Cela permet de réduire le déficit.

Répondant à une préoccupation, le directeur général de la Nationale de l’électricité a fait savoir que sa structure « n’a jamais empêché quelqu’un d’utiliser les plaques solaires ». En plus, a-t-il ajouté, « le matériel solaire est détaxé depuis 2013 ».

Rakieta Zoungrana, membre de l’Aube du Faso, n’est pas à « 100% satisfaite parce que je me dis qu’à chaque année, c’est le même refrain. Certes des efforts ont été faits mais je pense qu’ils peuvent mieux faire », a-t-elle conclu.

Par Boureima DEMBELE