Accueil A la une Facebook, WhatsApp, Instagram… une panne de quelques heures et tout s’arrêta!

Facebook, WhatsApp, Instagram… une panne de quelques heures et tout s’arrêta!

Suite à une panne majeure ayant rendu inaccessibles, ce lundi, des réseaux sociaux comme Facebook, Messenger, Instagram et WhatsApp, de nombreux Burkinabè et sans doute des habitants d’autres parties du monde étaient comme coupés de toute communication. Ce dysfonctionnement, provisoire vécu par les accrocs de ces instruments magiques, a eu le mérite de mettre en exergue la dépendance excessive des humains, de la technologie sans cesse en évolution. Le monde est simplement sous le joug des réseaux sociaux. Certains, qui ne pouvaient passer une seconde sans avoir consulté au moins dix fois leurs messageries ou sans avoir envoyé un message par le biais de ces canaux, étaient simplement déboussolés. Les yeux rivés sur le smartphone, implorant, tout bas ou même tout haut, les dieux des TICs, ils semblaient très embêtés. C’est comme si le ciel leur était tombé sur la tête.

Pourtant, on vivait bien sans ces trucs, aurait dit le sage, triturant son collier de barbe blanche. Mais il semblait être le plus frustré, étant lui-même pris dans la houle technologique vertigineuse, et devenu même l’administrateur de plusieurs groupes aux thématiques différentes, notamment la religion, la gestion du quartier, les réunions de famille, les mariages, baptêmes et décès, etc. Orphelin, le téléphone fixe, planté seul dans un coin du salon, et mis au rébus depuis fort longtemps, s’il le pouvait, devait bien rire de cette détresse collective qui s’est abattue sur le monde. Lui, est devenu aphone et atone, son branchement ne servant plus qu’à transporter la connexion internet…pour naviguer sur WhatsApp, Instagram ou Facebook.

Pendant que Mark Zuckerberg et les siens se trituraient les méninges et se morfondaient sur les pertes financières astronomiques causées par cette panne passagère, mais tout de même assez longue pour causer des dégâts importants, les internautes les plus prévoyants avaient déjà migré vers d’autres cieux, dont Telegram et Signal, pour ne pas les citer. Et le soulagement fut grand quand, Messenger, WhatsApp, Facebook et Instagram sont, progressivement, revenus à la vie! Retour à la normale, est-on tenté de dire, car, le quotidien ne saurait plus se concevoir sans ces instruments de communication devenus vitaux. C’est grâce à eux que la vie se construit, mais c’est aussi, malheureusement à cause d’eux que la vie se déconstruit et se détruit. Ce sont eux qui transportent les bonnes nouvelles et ce sont encore eux qui colportent les rumeurs malsaines et parfois meurtrières. Ce sont les mêmes réseaux sociaux qui répandent les infox qui font circuler les informations de source A. Autant les mêmes réseaux fabriquent des experts en tout et dont les conseils «à deux balles» n’engagent qu’eux-mêmes, autant ils offrent des remèdes dont l’efficacité a été prouvée pour la santé.

Certes, «nous avons tous été paralysés», comme l’a affirmé un internaute, mais il faut reconnaître que les Africains, malgré les caprices de l’internet, sont très touchés par cette addiction, qui, comme toutes les autres est nuisible à la santé, occasionne des nuits blanches sans fin, passées avec les smartphones comme compagnons fidèles et des accidents domestiques et de la circulation qui n’ont qu’un seul facteur commun: l’inattention, l’esprit étant totalement concentré sur les audios et autres vidéos «partagés de nombreuses fois». Après avoir été appâtés par des gadgets comme le miroir du temps de la traite négrière, voici que les Africains ont succombé au charme irréversible des réseaux sociaux. En tout cas, Facebook, Instagram, Messenger, et WhatsApp, sont revenus après quelques heures d’infidélité! A consommer avec modération, car comme l’écrivait Rabelais, il y a de cela presque 500 ans maintenant, «science sans conscience, n’est que ruine de l’âme»!

Par Wakat Séra

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