Alors qu’ils étaient classés parmi les favoris africains au Mondial 2026, les Lions de la Teranga peinent à sortir les griffes et sont incapables de rugir et montrer les crocs. Excès de confiance face à la France de Kylian Mbappé qui les a défaits par 3-1, impuissance face à la Norvège de Herling Haaland qui les a battus par 3-2, les Sénégalais arrivés en coupe du monde, couronne africaine sur la tête n’y arrivent toujours pas. En attendant leur dernière sortie dans cette phase de groupe, contre l’Irak, un match pour lequel toute défaite est interdite, Sadio Mané et les siens sont déjà agrippés aux calculettes en espérant décrocher une des places de «meilleur troisième» visées, comme eux, par huit équipes. Les Lions n’ont donc plus leur destin dans leurs pieds et sont plus proches de la porte de sortie de cette coupe du monde où seules les nations bien préparées, déterminées et réalistes, loin des discussions puériles sur les primes de match, les salaires de l’entraîneur, ou et des problèmes d’égos, avancent en conquérantes.
Qu’attendre encore de cette équipe sénégalaise qui, pour l’instant en tout cas, n’a montré sur le terrain, aucune envie de dépasser cette étape de phase de groupe, à plus forte raison franchir les prochains paliers et, le cas échéant se saisir de Dame coupe? Rien! Ou peut-être un miracle qui ne peut se produire que si les Lions le veulent! Car, le Onze sénégalais du Mondial 2026, certes le niveau et la densité de jeu ne sont pas les mêmes, n’a rien de commun avec les Lions de la Coupe d’Afrique des Nations 2026 qui par leur solidarité et leur rage de vaincre se sont hissés sur le toit de l’Afrique. Que s’est-il passé pour que les Lions présentent un visage aussi méconnaissable? Les poulains de Pape Thiaw sont-ils encore grisés par le sacre à la CAN? Ont-ils oublié que les matchs ne se gagnent pas dans le passé mais sur le terrain, selon la combativité du jour? Tout en pensant à sauver leur honneur et celui de tout un continent qui a placé ses espoirs en eux, les Lions de la Teranga doivent se poser les bonnes questions et trouver les bonnes réponses pour l’avenir! Le lion n’est pas «roi de la forêt» par hasard!
Tout compte fait, alors que les Aigles de Carthage sont sortis de cette coupe du monde, les ailes entre les pattes, l’Afrique a encore des ambassadeurs comme les Lions de l’Atlas, les Pharaons d’Egypte, les Black Stars du Ghana, les Eléphants de Côte d’Ivoire et les surprenants et étincelants Requins Bleus du Cap-Vert, en mesure de défendre ses couleurs. Sur l’aire de jeu, il suffira à ces équipes de continuer à faire preuve de discipline et de respect de l’adversaire, et de jouer sans complexe comme elles le font si bien depuis lors. Surtout que les Africains évoluent, presque tous, dans les mêmes championnats d’élite européens, comme leurs adversaires de coupe du monde.
Par Wakat Séra





























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