2-0 jusqu’à la 85e mn, pour se faire rattraper et se faire éjecter du tournoi par les Diables Rouges de la Belgique, sur le score de 2-3. C’est la soirée cauchemardesque que les Lions de la Teranga, champions d’Afrique, ont vécue et ont fait subir à tout un continent noir qui avait longtemps cru à leur résurrection. Sadio Mané et ses camarades avaient, en effet, frôlé l’élimination dès le premier tour, avant leur sauvetage grâce à cette règle de meilleurs troisièmes. Le scénario catastrophe, les Lions de la Teranga l’ont écrit, alors qu’ils ont été, pendant presque tout le match, dominateurs et se trouvaient même au seuil des 8es de finale.
Les Sénégalais ont simplement raté le coche, suite, il faut le reconnaître, en partie, aux changements hasardeux, dont celui de Pape Guèye, de la part de leur sélectionneur Pape Thiaw. C’est dire combien les techniciens africains ont encore des efforts à faire, pour posséder une bonne lecture du jeu, du début jusqu’à la fin. Le cas fut similaire, la veille, soit le lundi 30 juin, avec les Eléphants de Côte d’Ivoire, sortis par la Norvège, quelque peu victimes de choix de leur entraîneur Emerse Faé. Il ne faut certainement pas remettre l’expertise locale en cause, mais elle a besoin encore d’être perfectionnée, pour monter, un cran au-dessus de ce qu’elle montre actuellement à l’international!
Certes, les coachs sénégalais et ivoirien ne portent pas, à eux seuls, ces défaites qui ne sont que la preuve du relâchement des équipes africaines dans les derniers instants, pourtant minutes cruciales dans un match. Le manque de concentration jusqu’à la fin du match, a été notoire chez les Lions de la Teranga qui, menant par 2-0, à cinq petites minutes de la fin du temps réglementaire, pensaient avoir fait l’essentiel, goutant déjà aux délices d’une 8e de finale qui, finalement, leur a filé sous le nez.
Comme si le sort s’acharnait sur les Africains qui, pourtant avaient fait, en dehors des Aigles de Carthage, le plein de qualifiés pour les 16es de finale, ce sont les Léopards de la République de Congo, qui, après avoir mené les Three Lions anglais dès la 7e minute, se feront rejoindre au score à la 74e, pour ensuite être boutés hors du tournoi, punis par le même homme, le capitaine anglais, Harry Kane, auteur d’un doublé. Or, les Léopards étaient comme dans une mission de procurer du bonheur à des populations doublement frappées par la guerre dans le Kivu et Ebola dans l’Ituri. Malheureusement, le soleil du Mondial qui éclairait le quotidien de grisaille des Congolais restés au pays, s’est trop vite transformé en étoile filante. Et même si Chancel Mbemba et ses camarades ont réussi à laver l’humiliation de 1974, avec une première participation catastrophique des Léopards du «Zaïre» à l’époque, l’aventure du Mondial 2026 s’est également trop vite arrêtée.
Mis à part le Maroc qui est toujours dans la course vers le titre et qui présente une équipe solide, disciplinée et combattante, plusieurs autres favoris africains ont été renvoyés chez eux. Et la fameuse fournée exceptionnelle de 9 qualifiés sur 10 représentants s’est considérablement rétrécie comme peau de chagrin. Il ne reste plus à l’Afrique, qu’à reporter tous ses espoirs sur les Pharaons égyptiens, les Fennecs algériens, ou encore les Black Stars ghanéens. Et pourquoi pas sur les Requins Bleus cap-verdiens qui, sans complexe, défieront les Argentins et Lionel Messi, champions du monde en titre.
Le Maroc, sortant seul du lot pour l’instant, pourvu que ces 16es de finale ne soient pas le terminus des Africains dont la plupart se sont déjà réjouis d’être passés à travers les mailles du premier tour! Et si les Africains se montraient plus ambitieux et se fixaient des objectifs plus nobles, à l’instar de leurs adversaires de coupe du monde, mais coéquipiers de club?
Par Wakat Séra





























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