Accueil Monde Niger: l’Armée neutralise «65 terroristes», détruit leurs matériels et bases

Niger: l’Armée neutralise «65 terroristes», détruit leurs matériels et bases

Une base militaire de l'UA attaquée en Somalie (Ph. d'illustration)

L’Armée nigérienne est passée à l’offensive contre les groupes jihadistes dans le Gourma une semaine durant. Ce qui leur a permis de « neutraliser 56 terroristes » et de détruire « 165 motos, 12 plots logistiques et 12 de (leurs) bases », selon un communiqué du ministère de la Défense nationale le mardi 24 mai 2022.

Les opérations se sont déroulées dans les zones de Torodi et Gotheye l’Ouest du Niger, près de la frontière avec le Burkina Faso. Dans son communiqué, l’Armée nigérienne déclare avoir détruit d’importants campements et du matériel des assaillants qui frappent au Niger, au Burkina Faso et au Mali.

Les autorités ont assuré que les ratissages des forces spéciales, aguerris pour traquer les terroristes, se poursuivent afin de permettre aux populations déplacées du fait de l’insécurité de regagner leurs villages respectifs qu’ils ont abandonnés après des incursions des assaillants.

Lors de ces opérations et de ratissages, « deux soldats nigériens ont été blessés et un véhicule endommagé », lit-on dans le communiqué de l’Armée.

« Depuis quelque temps, on constate la montée en puissance des forces spéciales nigériennes dans ce secteur. Ces offensives ont permis de désorganiser et d’affaiblir les groupes jihadistes qui s’adonnent à des actes de pillages, d’intimidation des populations et très souvent à des assassinats ciblés », a affirmé Moussa Kaka, le correspondant de RFI.

Il a précisé que « c’est le cas des deux préfectures de Gotheye et Torodi. Pour fuir ces exactions, plusieurs villages se sont vidés de leurs populations. Il s’agit des villages de Bolsi 1 et 2, et de la bourgade de Banizoumbou ».

Ces opérations militaires, selon l’Etat-major des forces armées nigériennes, permettront aux populations déplacées de ces zones de rejoindre leurs lieux de résidence habituels.

Par Bernard BOUGOUM

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