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Ouagadougou: un symposium sur la cohésion sociale du 7 au 10 novembre prochain

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Filippe Savadogo, président de l'association Dialogue sans frontières

Les responsables de l’association Dialogue sans frontières ont animé, ce mardi 10 septembre 2019, une conférence de presse à Ouagadougou, pour annoncer la tenue du deuxième symposium sur la cohésion sociale et le vivre ensemble du 7 au 10 novembre prochain. Dialogue sans frontière veut par cette manifestation, «aider à combattre le terrorisme par l’esprit».

Qu’attendre de ce symposium? Réponse dans cette note de Dialogue Sans Frontières: «L’initiative est de l’association Dialogue Sans Frontières (en abrégé Dialogue).
Dialogue est une organisation à dimension continentale émanant des mouvements des acteurs en faveur du dialogue entre les peuples, les religions et les cultures en Afrique et dans la diaspora. Elle est dirigée par l’ancien ministre de la Culture et ancien ambassadeur, Filippe Savadogo.
L’objectif de cette assise internationale de Ouagadougou est de renforcer la cohésion sociale par la promotion de la culture de la paix entre les communautés vivant au Burkina Faso.
La rencontre (7-10 novembre 2019) va enregistrer la présence et l’intervention d’éminentes personnalités dont le Cardinal Philippe Ouédraogo, Docteur Cheikh Doukouré, Sa majesté le Mogho Naaba, Son Altesse Muahammed Sanusi II, Émir de Kano, l’ambassadeur Mélégué Traoré, le cinéaste malien, Cheick Omar Sissoko, professeur Maï Korema du Niger, Me Frédéric Titinga Pacéré».

Durant quatre jours, selon les conférenciers, la capitale burkinabè va accueillir d’éminentes personnalités de divers secteurs professionnels dont des autorités politiques et administratives, des personnes ressources de la culture, des religieux, des philosophes, des hommes de médias, des littéraires, des cinéastes et des économistes, entre autres.

La diplomatie parlementaire, une projection de film sur le dialogue des cultures et des religions, le thème de «Médias et sociétés: rôle des créateurs dans le rapprochement et la conscientisation de leurs peuples», la charte africaine de la culture et la dimension panafricaine de la culture, la quête du dialogue des religions, constitueront les axes essentiels de réflexion de cette rencontrer. Enfin, le forum des femmes leaders ainsi que la place de la jeunesse dans cette recherche permanente de la cohésion sociale et du vivre-ensemble, seront les autres articulations d’envergure du symposium.

«Il est important que nous discutions de nos questions et que nous puissions également décider de faire de la question de la cohésion sociale et du vivre-ensemble, notre fer de lance», a affirmé le président de Dialogue sans frontière. «L’augmentation en nombre des jeunes et les guerres quelques fois fratricides liées au manque de communication, entre autres, font que la cohésion sociale peut disparaître», a alors justifié M. Savadogo

Malgré les acquis solides, le Burkina Faso est depuis une dizaine d’années confronté à une effervescence socio-politique qui a culminé avec l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014. Depuis 2015, les attaques meurtrières dues au terrorisme et les conflits communautaires dans plusieurs régions du pays constituent d’autres réalités de la vie nationale, ont fait remarquer les animateurs de Dialogue sans frontières. C’est pourquoi, l’association considère que la cohésion sociale est un levier essentiel de la consolidation durable de la paix dans le pays.

L’objectif principal du symposium, selon M. Savadogo, est de contribuer à mieux comprendre la cohésion sociale au Burkina Faso, un pays caractérisé par une relative harmonie interculturelle et inter-religieuse. L’association, a relevé son premier responsable, s’appuiera sur un «pool de compétences de haut niveau pour conduire les études, animer les ateliers et élaborer les rapports narratifs et financiers afin de rendre compte à la Fondation Hanns Seidel».

Dialogue Sans Frontières est une association à dimension continentale émanant des mouvements des acteurs en faveur du dialogue entre les peuples, les religions et les cultures en Afrique et dans la diaspora. Laïque et apolitique, Dialogue Sans Frontières agit sans but lucratif. Son engagement et ses actions sont fondés sur les valeurs de «dialogue, de tolérance, de respect, de fraternité, de solidarité et de paix», a précisé Filippe Savadogo.

L’association jouissant d’une notoriété en ingénierie sociale aura pour missions d’accompagner les parties prenantes dans la conception et la réalisation de l’action. Elle sera également chargée de la coordination de la mise en œuvre de l’action. Son rôle principal est l’appui technique et méthodologique, l’ingénierie sociale et de garantir l’assurance qualité de l’action.

En février 2017, Dialogue sans frontières avait déjà organisé au Burkina, la première édition du symposium sur le dialogue des cultures et les religions en marge du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

Par Bernard BOUGOUM

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