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Oumarou Sadou: L’armée a perdu «1 officier supérieur, 5 sous-officiers et 2 militaires du rang »

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Le président de l'Assemblée nationale Alassane Bala Sakandé rendant visite au chef d'état-major général des armées du Burkina, Oumarou Sadou

L’armée burkinabè a perdu huit militaires au cours de la double attaque du 2 mars 2018 à Ouagadougou, selon le Chef d’état-major général des armées (CEMGA), le général de brigade Oumarou Sadou qui a précisé qu’il s’agit d’« un officier supérieur, cinq sous-officiers et deux militaires du rang ». Ces propos ont été recueillis après une visite (du site attaqué) d’une délégation parlementaire conduite par le président de l’Assemblée nationale Alassane Bala Sakandé.

« L’armée n’a pas le droit de faillir. Mes pensées présentement vont à l’endroit de tous ceux qui sont tombées à l’occasion de cette attaque », a dit le général Oumarou Sadou qui a profité de l’occasion pour rassurer le peuple burkinabè que son « armée sera toujours débout ».

Rentrée du pays après une absence jugée trop longue par l’opinion nationale, Bala Sakandé et ses collègues sont allés à l’état-major général des armées et au centre médical du camp Sangoulé Lamizana pour s’enquérir de l’état des blessés internés et constater les nombreux dégâts causés par les assaillants.

Alassane Sakandé a appelé les Burkinabè à « montrer (leur) patriotisme et soutenir l’armée » avant de rassurer le chef d’état-major général des armées du « soutien et de la disponibilité de l’Assemblée nationale à les accompagner dans leur noble mission ».

Dans ce sens, l’Assemblée ne ménagera aucun effort lorsqu’il s’agira de voter des textes et lois de façon à ce que l’armée puisse « continuer à défendre (le peuple) et l’intégrité territoriale bec et ongle ». « Je lance un appel à nos populations (car) notre armée a beau être équipée, si elle n’est pas renseignée, ça va être difficile », a-t-il poursuivi.

« Je ne cesse dans mes propos de demander aux populations d’avoir du respect et de la considération pour nos Force de défense et de sécurité (FDS). Si nous ne travaillons pas de sorte à les (militaires) accompagner, nous ne pouvons pas attendre des résultats de ces hommes », a insisté M. Sakandé pour qui, « toute information ou renseignement aussi petit qu’il soit, doit pouvoir profiter aux FDS ».

Mieux, pour lui, « chaque Burkinabè doit pouvoir être un agent de renseignements (car) nous vivons en société et lorsque nous voyons des individus ou activités suspects, nous devons renseigner les FDS pour ne pas avoir à regretter par la suite ».

Le 2 mars, vers 10H00 (Gmt), deux groupes d’individus armés non encore identifiés ont attaqué l’ambassade de France et l’état-major général des armées et tué huit personnes.

Par Mathias BAZIE

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