Accueil Election 2020 Présidentielle au Burkina: les premières tendances générales se dégagent

Présidentielle au Burkina: les premières tendances générales se dégagent

Les Burkinabè ont voté, ce dimanche 22 novembre 2020, pour le double scrutin présidentiel et législatives. Selon les premiers chiffres issus des dépouillements de votes, une première tendance se dégage.

Le président sortant, Roch Marc Christian Kaboré, candidat du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), arrive en tête, au regard des premiers résultats qui tombent ça et là. Le candidat de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré et Eddie Komboïgo du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), se disputent la deuxième place.

D’emblée, au soir de ce 22 novembre, il est à relever que le taux de participation qui varie d’un bureau à un autre, d’un centre à un autre et d’une localité à une autre, a été faible dans l’ensemble, surtout à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso, les deux grandes villes du pays.

Selon notre constat dans la capitale burkinabè, notamment, dans des quartiers populaires comme Dassasgho, Zone du Bois, Zogona et Wemtenga, Roch Marc Christian Kaboré est dans une position confortable.

Dans les différents centres que nous avons sillonnés, d’un bureau à un autre, le leader de l’opposition, Zéphirin Diabré et le président du parti de l’ex-président Blaise Compaoré, se tiennent et restent dans la course.

Au niveau de la plupart des bureaux de vote dans les centres où nous avons suivi certains dépouillements, il est à noter une faible ou non présence de scrutateurs. Par contre, il y a une présence moyenne des observateurs indépendants, notamment, des représentants de la Convention des Organisations de la société civile pour l’observation démocratique des élections (Codel), et les représentants des partis politiques, essentiellement le MPP, le CDP et l’UPC.

Au regard, également, des résultats relayés par des médias, en ce qui concerne les autres localités du pays, le candidat à sa propre succession vient en tête, selon les tendances générales.

Divers incidents ont été signalés lors de ces élections. Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Newton Ahmed Barry a affirmé que près de « 350 000 Burkinabè n’ont pas pu voter » du fait de ces incidents liés à l’insécurité et  à l’organisation pratique du scrutin.

Par Bernard BOUGOUM

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