Accueil Monde Soudan: «120 morts» dans une nouvelle flambée de choléra

Soudan: «120 morts» dans une nouvelle flambée de choléra

0

Une nouvelle épidémie de choléra frappe le Soudan depuis le mois de mai 2026, notamment dans des zones isolées par le conflit armé. Selon une note de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en date du mercredi 1er juillet 2026, le bilan s’élève à «120 décès et plus d’un millier de cas suspects», dans un contexte où la guerre continue d’aggraver la crise sanitaire.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, mercredi 1er juillet 2026, qu’une nouvelle épidémie de choléra s’est déclarée au Soudan depuis le mois de mai. La maladie touche principalement des régions difficiles d’accès en raison des combats, où les équipes humanitaires peinent à intervenir.

D’après les données communiquées par l’OMS, cette flambée a déjà provoqué «120 décès et 1 102 cas suspects». Elle intervient alors que le pays sort à peine d’une précédente vague particulièrement meurtrière.

Les autorités soudanaises rappellent qu’entre juillet 2024 et mars 2026, «plus de 124 000 personnes ont contracté le choléra, tandis que plus de 3 500 décès ont été enregistrés».

Endémique au Soudan, le choléra provoquait autrefois des épidémies cycliques, généralement tous les trois ans. Toutefois, la guerre a profondément dégradé les conditions de vie, l’accès à l’eau potable et aux soins de santé, favorisant désormais une circulation presque continue de la maladie.

Cette semaine, le gouvernement a officiellement déclaré une nouvelle épidémie dans l’État du Kordofan occidental, une région située à la frontière entre les territoires contrôlés par l’armée et ceux sous l’emprise des forces paramilitaires.

Déclenché en avril 2023, le conflit soudanais continue de produire de «lourdes» conséquences humanitaires. Selon les organisations humanitaires, il a déjà fait plus de «200 000 morts», tout en fragilisant davantage un système de santé incapable de contenir efficacement les épidémies.

Alors que les affrontements se poursuivent, les acteurs humanitaires redoutent une aggravation de la situation sanitaire. Sans amélioration de l’accès aux soins et aux services essentiels, le choléra risque de continuer à se propager dans les régions les plus vulnérables du pays.

Par Valentin SOMANDE