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Succès Masra gracié par Mahamat Idriss Déby

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La présidence tchadienne a annoncé, ce vendredi 14 août 2026, la grâce présidentielle accordée à l’opposant Succès Masra, condamné à 20 ans de prison. Huit autres responsables politiques bénéficient également de cette mesure de clémence, qui devrait permettre leur libération prochaine.

Le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno a décidé d’accorder sa grâce à l’opposant Succès Masra. L’annonce a été faite, ce vendredi 14 août 2026, par la présidence de la République, à travers deux décrets signés par le chef de l’État.

Condamné à 20 ans de réclusion et au versement d’un milliard de francs CFA de dommages et intérêts, Succès Masra devrait ainsi retrouver la liberté dans les prochaines heures ou les prochains jours. Selon les autorités tchadiennes, cette mesure fait suite à une demande de grâce introduite par ses avocats.

La décision concerne également huit autres responsables politiques issus de l’ex-GCAP, parmi lesquels des présidents et secrétaires généraux de partis. Eux aussi avaient sollicité la clémence du président tchadien.

La mise en liberté des neuf bénéficiaires interviendra après les formalités nécessaires auprès du ministère de la Justice. Toutefois, la grâce présidentielle ne remet pas en cause les condamnations civiles prononcées à leur encontre. Celles-ci restent donc applicables.

Dans un second décret, Mahamat Idriss Déby a également ordonné une remise collective et partielle de peines en faveur de nombreux détenus à travers le pays. Cette mesure exclut notamment les personnes condamnées pour terrorisme, viol ou infractions liées aux stupéfiants.

Les personnes condamnées pour corruption pourront, quant à elles, bénéficier d’une réduction de peine, sans toutefois profiter d’un pardon complet.

La grâce accordée à Succès Masra apparaît comme un geste politique majeur du président Mahamat Idriss Déby, quelques jours seulement après l’annonce de sa volonté d’accorder une mesure de clémence à certains condamnés. Elle pourrait ainsi marquer une nouvelle étape dans le climat politique tchadien.

Par Valentin SOMANDE