Le procureur général près la Cour d’appel de Conakry a ordonné, mercredi 19 août 2026, la mise en œuvre immédiate d’une interdiction de sortie du territoire visant Algassimou Diallo, avocat général près la Cour suprême de Guinée. La mesure a été notifiée au directeur général de la police nationale afin d’en assurer l’exécution aux frontières terrestres, aériennes et maritimes.
Une mesure restrictive frappe l’un des magistrats de premier plan de l’appareil judiciaire guinéen. Dans une correspondance datée du 19 août 2026, le procureur général près la Cour d’appel de Conakry, Fallou Doumbouya, a demandé au directeur général de la police nationale de prendre toutes les dispositions nécessaires pour empêcher Algassimou Diallo, avocat général près la Cour suprême, de quitter le territoire national.
Dans cette instruction, le parquet général exige une application «effective, diligente et strictement conforme» à la décision. Les services chargés du contrôle des frontières terrestres, aériennes et maritimes sont ainsi appelés à renforcer leur vigilance concernant tout éventuel déplacement du magistrat.
La correspondance précise également que toute tentative de franchissement du territoire national par l’intéressé devra être signalée immédiatement aux autorités judiciaires compétentes et traitée conformément aux prescriptions de la décision. Le directeur général de la police nationale est, en outre, invité à rendre compte sans délai des dispositions prises pour assurer l’exécution de cette mesure.
Le document officiel ne précise toutefois pas, à lui seul, les motifs ayant conduit à cette interdiction de sortie du territoire. Des informations publiées le 19 août 2026 indiquent néanmoins que cette mesure intervient dans un contexte de sanction visant le magistrat.
Ancien procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn, Algassimou Diallo occupe actuellement les fonctions d’avocat général près la Cour suprême. Il s’est notamment fait connaître dans le cadre du procès des événements du 28 septembre 2009.
Pour l’heure, le parquet général met surtout l’accent sur l’application immédiate de l’interdiction, en confiant aux services de police la responsabilité d’en assurer le strict respect.
Par Valentin SOMANDE







































