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Burkina: que dit la nouvelle loi sur les libertés religieuses !

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Une nouvelle loi régissant désormais les libertés religieuses au Burkina Faso a été adoptée, le samedi 20 juin 2026, par le Parlement. Mais que dit le nouveau texte qui alimente l’actualité ces dernières semaines dans le pays des Hommes intègres.

L’Assemblée législative du Peuple a adopté, le 20 juin 2026, une loi visant à encadrer les activités religieuses et à prévenir l’extrémisme. Selon les autorités, cette nouvelle loi vise également à la laïcité du Burkina Faso et renforcer le bon vivre-ensemble entre ses différentes communautés religieuses.

Selon le nouveau texte qui alimente les débats au Burkina Faso, la liberté religieuse doit être désormais une garantie, permettant à chacun, de façon libre, de choisir, changer ou ne pas avoir de religion. Elle n’interdit le port de signes religieux que s’il empêche l’identification du religieux.

Dans le sens de renforcer la cohésion sociale mise à mal par des discours haineux, propagés sur les réseaux sociaux, le nouveau texte formule plusieurs interdictions notamment celle de l’extrémisme religieux, des appels à la haine ou à la violence et de dénigrer ou d’outrager une religion ou ses fidèles.

La nouvelle mesure encadre également les différentes formes de prédications. Désormais, les prédicateurs venant de l’étranger doivent obtenir une autorisation préalable et les responsables religieux devront justifier des compétences reconnues pour avoir l’autoriser. Aussi, les grandes prédications devront être dirigées par des personnes habilitées.

Dans la même dynamique, le nouveau texte encadre la vie des associations religieuses et instaure de nouvelles règles pour les lieux de culte. Les circuits de financements surtout des associations vont être passés au scanner dorénavant. Cela, pour permettre de suivre les orientations des organisations religieuses.

Pour ouvrir désormais un nouveau lieu de culte, les demandeurs doivent bénéficier d’une autorisation qui fixera les modalités à suivre. Dans la même lancée, les infrastructures religieuses n’obéissant pas à la loi vont être démolies.

Avec l’adoption du nouveau texte, le prosélytisme est interdit dans les Administrations publiques. Les agents de l’Etat sont soumis à une obligation de neutralité religieuse dans les services publics.

L’éducation religieuse sera scrupuleusement suivie dans le pays avec la nouvelle mesure. Il a été dit clairement que l’enseignement religieux est interdit dans les écoles publiques et privées laïques. Mais, les établissements confessionnels peuvent dispenser un enseignement religieux.

Enfin, la nouvelle loi sur les libertés religieuses prévoit naturellement des sanctions avec des peines de prison et des amendes contre les discours haineux religieux, les incitations à la haine, le dénigrement ou l’outrage envers une religion, la profanation de lieux de culte, les prédications non autorisées, l’exploitation religieuse des mineurs et le prosélytisme dans les services publics.

La loi prévoit, en outre, la fermeture, la dissolution ou la démolition de structures religieuses en cas de manquements graves ou répétés.

Par Wakat Séra