Le gouvernement gambien a fait part de sa vive inquiétude après le sauvetage de 38 migrants au large de Nouadhibou, en Mauritanie. Alors qu’environ 180 personnes avaient pris place à bord de l’embarcation partie de Gambie, plus de 140 passagers demeurent portés disparus, ravivant les craintes autour de la dangereuse route migratoire de l’Atlantique.
Le gouvernement de la Gambie a exprimé, mercredi 22 juillet 2026, sa profonde préoccupation à la suite du sauvetage d’une embarcation de migrants au large de Nouadhibou, dans le nord-ouest de la Mauritanie. Selon les premières informations communiquées par les autorités et relayées par des médias, le bateau avait quitté les côtes gambiennes avec environ 180 personnes à son bord, mais seuls 38 survivants ont été retrouvés à ce stade.
D’après un communiqué du ministère gambien des Affaires étrangères, les rescapés ont été secourus le 18 juillet grâce à une opération menée par les garde-côtes mauritaniens, avec l’appui de pêcheurs artisanaux. Parmi eux figurent 34 hommes, deux femmes, une fille et un garçon.
Les survivants ont raconté avoir dérivé pendant près de 25 jours en mer avant d’être retrouvés. Ils ont également indiqué que les passagers provenaient de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment de la Gambie, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Mali.
Les autorités mauritaniennes, en collaboration avec leurs homologues gambiennes et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), poursuivent les investigations afin d’identifier les survivants, de confirmer leur nationalité et de déterminer le sort des 140 personnes toujours portées disparues.
Face à ce drame, le gouvernement gambien a adressé ses condoléances aux familles endeuillées et exprimé sa solidarité envers les pays dont des ressortissants pourraient compter parmi les victimes. Les autorités se sont également dites particulièrement bouleversées par le sort de deux enfants rescapés qui auraient perdu plusieurs membres de leur famille durant la traversée.
À travers son ambassade à Nouakchott, Banjul affirme travailler étroitement avec les autorités mauritaniennes, l’OIM et les partenaires concernés, afin d’établir les circonstances exactes du naufrage, d’apporter une assistance consulaire aux ressortissants gambiens et de faire toute la lumière sur le destin des personnes disparues.
Le gouvernement a, par ailleurs, réaffirmé son engagement à protéger ses citoyens et à renforcer la coopération régionale pour favoriser des migrations régulières et sûres, tout en intensifiant la lutte contre les réseaux de trafic de migrants et les facteurs qui alimentent les départs clandestins.
Les autorités gambiennes ont également lancé un appel à leurs ressortissants, les invitant à privilégier les voies légales de migration et à éviter les traversées irrégulières, souvent synonymes de tragédies humaines.
Ce nouveau drame rappelle une fois de plus la dangerosité de la route atlantique vers les îles Canaries, considérée comme l’une des plus meurtrières au monde. Selon l’OIM, au moins 1 214 migrants y ont perdu la vie ou disparu lors de 54 naufrages recensés en 2025. Quelques jours auparavant, le HCR signalait déjà la mort ou la disparition de 144 migrants au large de la Mauritanie entre le 14 et le 18 juillet, malgré le sauvetage de 387 personnes.
Par Valentin SOMANDE






























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