L’artiste burkinabè au multiple casquettes, Ali Ponré 1er, de son nom à l’état-civil, Ali Traoré, a présenté, une œuvre autobiographique intitulée: « Perles d’enfance », le vendredi 11 septembre 2026, à Ouagadougou. L’essai littéraire de 135 pages, d’une quarantaine d’histoires, riches en enseignement et en engagement, vise à faire la promotion des personnes en situation de handicap qui sont souvent marginalisés. Le livre parle des souffrances que rencontrent les personnes handicapées et milite pour leur meilleure insertion socio-professionnelle.
Le centre « Handi Pro » dédié à la formation professionnelle et à l’insertion des personnes en situation de handicap, situé à Balkouy, au Sud de Ouagadougou, a accueilli du beau le vendredi 11 septembre 2026. Des autorités politiques, des universitaires, des personnalités coutumière, religieuse et artistique, sont venus soutenir l’artiste au multiple casquettes, Ali Traoré plus connu sous son pseudonyme, Ali Ponré 1er, pour la dédicace de son œuvre autobiographique.

A travers ce livre, Ali Ponré 1er appelle à une prise de conscience de ses frères et sœurs en situation de handicap pour qu’ils comprennent que le handicap n’est pas une fatalité mais un défi à relever. « Je veux faire comprendre aux parents d’enfants handicapés que nous vivons tous avec nos différences. C’est aussi appelé à l’acceptation des personnes handicapées dans la société parce que nous sommes des personnes à part entière même si on a souvent l’impression d’être des personnes entières à part », a déclaré l’auteur de Perles d’enfance.
« Je parle de mes combats, de mes victoires mais aussi des tares parce que quoi qu’on dise, le handicap, nous le vivons à travers le regard de la société, à travers les actions des autres. Sinon, ce monde doit être un inclusif où chacun peut apporter sa pierre. Ce monde doit être un monde où nous sommes tous complémentaires, où chacun peut apporter quelque chose à l’autre. On a tous besoin les uns des autres pour un monde plus inclusif, plus équitable et plus parfait », a-t-il affirmé.

L’auteur a parlé d’une histoire qui l’a marquée à vie. A l’âge de trois, comme tous les autres enfants de son quartier à Ouagadougou à l’époque, il aimait les sauts des parachutistes qui se faisaient à la base aérienne militaire. Mais, un jour, un des parachutistes ayant manqué le cadre pour son atterrissage est tombé sur lui et sa maman qui le portait au dos. Cette situation, selon ses propos, a été le déclic qui lui a permis d’affronter son handicap avec courage pour soulager sa génitrice qui était là et toujours prête à se sacrifier pour son bonheur.
Il a traduit toute sa reconnaissance et ses remerciements au ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo qui est beaucoup engagé aux côtés des artistes en situation de handicap. Il a réitéré les mêmes remerciements au ministre de la Solidarité et de la Famille, commandant Passowendé Pélagie Kabré/Kaboré qui « est en train de faire beaucoup de réformes pour le bien des personnes handicapées au Burkina Faso ».

Tour à tour, les représentants des ministères de la Communication et de la Solidarité nationale, sa Majesté le Ouidi Naaba, porte-parole du Moogho Naaba, l’Administrateur du Carrefour international du théâtre de Ouagadoudou (CITO), Martin Zongo, la marraine Nana Bibata, le parrain Prince Zoétaba et les invités d’honneur, le cheick Soufi et Moaze Ouédraogo et le promoteur culturel, Salif Sanfo, on pris la parole pour apporter leur soutien au combat que mène Ali Ponré 1er.
Martin Zongo qui a proposé le titre du livre a indiqué que quand on veut parler de ceux-là qui « luttent pour l’émancipation, la promotion, l’égalité et l’insertion socio-professionnelle des personnes vivant avec un handicap, on ne peut pas citer autre personne que Ali Ponré 1er », invitant les populations « à ne pas rejeter les personnes qui vivent avec un handicap ».

Moussa Xavier Bélemtougri, enseignant-chercheur à l’universitaire de Dori, rattaché à l’université Thomas Sankara, est le promoteur de Bangré Edition qui a édité l’essai littéraire. « L’œuvre d’Ali Ponré 1er est d’actualité et va contribuer à beaucoup éveiller les consciences de la jeunesse », selon M. Bélemtougri, qui a laissé entendre que « les jeunes du Burkina Faso doivent savoir qu’on ne peut pas réussir dans la vie tant qu’on ne souffre pas ».
« Ce livre vient à point nommé dans ce contexte de développement endogène, car nous avons des personnes ressources capables d’inspirer la jeunesse. L’édition de ce livre est une manière pour moi de faire la promotion des personnes en situation de handicap parce qu’ils peuvent contribuer considérablement au développement socio-économique du pays », a-t-il conclu.
Le livre coûte 4 000 F CFA l’unité et est disponible au centre Handi Pro ou par contact au 76-57-15-56.
Par Bernard BOUGOUM







































