Accueil Monde Samuel Eto’o contre-attaque après les accusations de fonds russes

Samuel Eto’o contre-attaque après les accusations de fonds russes

0

Accusé par d’anciens responsables de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) d’avoir perçu à titre personnel plus de «567 000 euros» versés par la Russie après un match amical en octobre 2023, Samuel Eto’o rejette les accusations et dénonce une campagne orchestrée contre lui.

La polémique enfle autour de Samuel Eto’o. Le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) est mis en cause par d’anciens responsables de l’instance au sujet de fonds versés par la Russie après un match amical disputé en octobre 2023.

Selon le quotidien britannique The Times, deux virements, d’un montant respectif de «455 056 euros» et «112 514 euros», soit plus de «567 000 euros au total», auraient été effectués sur un compte bancaire personnel de l’ancien capitaine des Lions Indomptables, ouvert au Qatar.

D’anciens membres de la Fecafoot affirment ne disposer d’aucun document comptable permettant d’établir que ces sommes ont ensuite été reversées sur les comptes officiels de la fédération. Ils assurent également avoir saisi la commission d’éthique de la FIFA, il y a plus d’un an, sur cette affaire.

Eto’o dénonce une offensive contre sa personne

Mis en cause, Samuel Eto’o a réagi, jeudi 10 septembre 2026, sur sa page Facebook. Le président de la Fecafoot rejette fermement les accusations et présente les attaques dont il fait l’objet comme les éléments d’une campagne coordonnée.

«Il a suffi que je prenne la parole pour défendre les intérêts de l’Afrique pour qu’ils soient tous de sortie», écrit-il, dénonçant également le relais de ces accusations par des médias qu’il estime proches de ses détracteurs.

L’ancien joueur du FC Barcelone et de l’Inter Milan inscrit cette polémique dans un débat plus large sur la liberté de parole des dirigeants africains. «Nous avons le droit de parler. Nous avons le droit de défendre nos intérêts. Nous avons le droit de penser et de décider pour notre football», affirme-t-il.

À ce stade, la Fecafoot n’a pas publié de communiqué officiel apportant des éléments sur les accusations financières rapportées par The Times. La FIFA, pour sa part, rappelle que ses organes judiciaires fonctionnent de manière indépendante.

Une nouvelle zone de turbulences pour la Fecafoot

Cette affaire vient ainsi ajouter une nouvelle couche aux tensions qui entourent depuis plusieurs mois la gouvernance du football camerounais. Entre accusations financières, contestations et batailles d’influence, la présidence de Samuel Eto’o demeure sous le feu des critiques. Reste désormais à savoir si les accusations concernant les «567 570 euros» feront l’objet d’une procédure formelle et, surtout, si les différentes parties apporteront les documents susceptibles d’établir l’origine, la destination et l’utilisation de ces fonds.

Par Valentin SOMANDE