Le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga est allé aux côtés des orpailleurs qui ont été refoulés des sites miniers guinéens, selon un écrit de la Primature du Mali sur sa page Facebook, ce jeudi 5 novembre 2026.
«Aussitôt après la réunion du comité interministériel de gestion des crises et catastrophes, le Premier ministre, Chef du Gouvernement s’est rendu sur les sites de Mamarybougou et Ouenzenbougou qui accueillent ces citoyens de la confédération AES», lit-on dans l’écrit de la Primature malienne, ce jeudi 5 novembre 2026.
Selon le Premier ministère malien, il s’agit d’ «une véritable catastrophe humanitaire», déclarant que «plus de quarante mille personnes ont été recensées à Kourémalé». «Déjà des milliers de personnes sont arrivées à Bamako», poursuit le service de communication de la Primature malienne.
A la suite de la visite, il a été tenu, une réunion dans la but «de dégager des recommandations parmi lesquelles prendre langue avec les autorités guinéennes pour comprendre ce qui s’est passé et l’élaboration d’un cadre d’ordre en vue de fixer les personnes refoulées sur un seul site, celui de Ouezenbogou».
Le Premier ministre malien a aussi reçu en audience la délégation burkinabè présente au Mali, à la suite de cette affaire. Cette délégation est conduite par le ministre burkinabè de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana accompagné par le ministre de la Famille et de la Solidarité, Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré/Kaboré et l’ambassadeur du Burkina Faso au Mali.
Le ministre Sana a tenu à remercier les autorités maliennes pour l’hospitalité offerte aux Burkinabè expulsés des sites d’orpaillage de Guinée. Une démarche qui est guidée par un principe fondamental qui est que «la solidarité humaine ne connaît pas de frontières».
«Le Mali, fidèle aux principes de l’AES ne saurait rester indifférent à la détresse de personnes qui, quelles que soient leur nationalité et les circonstances de leur déplacement, ont besoin d’assistance et de protection», écrit la primature malienne.
Par Wakat Séra







































