Accueil A la une Burkina: «1 147 699» déplacés internes à la date du 31 mars 2021...

Burkina: «1 147 699» déplacés internes à la date du 31 mars 2021 (Rapport)

Déplacés internes @Lefaso.net

Selon un rapport de situation humanitaire du Bureau pays du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au Burkina Faso, qui couvre la période de janvier à mars 2021, le nombre de déplacés internes a atteint à la date du 31 mars 2021, «1 147 699 personnes déplacées internes».

«Le Burkina Faso fait face à une crise sécuritaire sans précédent depuis 2015. De cette crise sécuritaire est née une crise de protection à l’issue du drame de Yirgou en janvier 2019. Entre janvier 2019 et mars 2021, le nombre de Personnes Déplacées Internes (PDI) n’a cessé d’augmenter passant de 87 000 à 1 147 699 personnes enregistrées (CONASUR, 31 mars 2021).

Les conflits armés et les actes de violence contre les populations continuent de provoquer de nouveaux déplacements notamment dans les régions du Centre-Nord et du Sahel qui accueillent respectivement 40,3% et 30,2% des PDI sur l’ensemble du pays. Le pays est passé de cinq régions humanitaires en 2020 à six régions humanitaires en 2021 ; ce sont les régions du Centre-Nord, Nord, Sahel, Boucle du Mouhoun, Est et Centre-Est.

Quant au contexte socio-économique dans les six régions de la réponse humanitaire, il reste caractérisé par un chômage qui touche essentiellement les jeunes et propice à l’enrôlement de ces derniers aux différents groupes armés. Le manque de perspective de résilience pour plusieurs milliers de familles continue de faire accroître le nombre de personnes vulnérables face aux chocs.

La crise sécuritaire et de protection impacte la continuité de l’offre de services de santé de la reproduction et de violences basées sur le genre (SR/VBG) avec une baisse considérable des indicateurs de couverture.

En effet, le système de santé continue de subir des attaques avec 76 centres de santé fermés, 245 centres de santé fonctionnant à minima privant plus de 822 000 personnes de soins de santé. Au niveau de l’éducation, on dénombre 2 215 écoles fermées privant environ 316 000 enfants de leur droit à l’éducation.

Dans ce contexte d’insécurité, on assiste également à la persistance de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition. En 2021, le nombre de personnes en insécurité alimentaire (phase 3) est estimé à 2,07 M. Toutes ces situations constituent des facteurs multiplicateurs de la violence basée sur le genre faites aux femmes et filles qui se manifestent par des viols, des violences sexuelles, les violences psychologiques et des violences physiques, le mariage d’enfant et les cas de dénis de ressources et d’opportunité. Malheureusement, l’avènement de la Covid-19 contribue davantage à rendre plus complexe la réponse humanitaire et à accroître la vulnérabilité chez certaines catégories de population.

Toutefois, avec seulement 10,8% des fonds requis par le HRP reçus à ce jour, il reste essentiel d’obtenir des financements additionnels afin de couvrir les besoins de manière adéquate.»

Laisser un commentaire